Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, hier, les membres du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger, une instance appelée à renforcer la contribution des compétences scientifiques algériennes établies à l’étranger au développement national.
La rencontre s’est déroulée en présence de Brahim Merad, ministre d’État chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des Collectivités locales, ainsi que du général d’armée Saïd Chanegriha, ministre délégué auprès du ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’Armée nationale populaire.
Ont également pris part à cette rencontre les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la Santé, de l’Industrie pharmaceutique, de l’Économie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises.
Le conseiller auprès du président de la République chargé de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle et de la Culture, Nasreddine Ben Taïfour, ainsi que le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib, étaient également présents.
Cette rencontre intervient à l’issue de la première réunion du Haut Conseil, dont les travaux ont été ouverts dimanche à Alger par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari.
À cette occasion, le ministre a souligné l’importance de la création de cette instance, qui s’inscrit dans la vision stratégique de développement du président de la République. Il a rappelé que le Conseil est un organe consultatif de haut niveau, directement rattaché au président de la République, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière.
Selon Kamel Baddari, le Haut Conseil traduit la volonté de l’État d’associer davantage les compétences algériennes établies à l’étranger au développement national. Le Conseil est notamment chargé de fournir des conseils et des avis scientifiques et technologiques susceptibles de contribuer au renforcement de l’économie nationale et à l’édification d’une économie fondée sur la connaissance.
Le ministre a également relevé l’importance des nouveaux enjeux liés aux technologies et à l’intelligence artificielle, citant notamment la cybersécurité, la sécurité énergétique, la sécurité sanitaire, la sécurité alimentaire et la sécurité hydrique parmi les domaines prioritaires.
Une feuille de route en préparation
Le coordinateur du Haut Conseil, le professeur Elias Zerhouni, a, pour sa part, indiqué que cette première réunion était consacrée à l’examen de plusieurs dossiers ainsi qu’à la définition du plan et de la stratégie de l’instance.
Il a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination et le partenariat avec les compétences scientifiques établies en Algérie, notamment dans des secteurs prioritaires comme la sécurité alimentaire. Une feuille de route sera élaborée puis soumise au président de la République.
Elle devra s’appuyer sur une organisation flexible, adaptée aux besoins définis avec les membres du Conseil et les secteurs concernés. Le plan d’action prévoit également de mobiliser et d’organiser la communauté scientifique et technique algérienne établie à l’étranger afin de mettre son expertise au service des priorités nationales.
Par ailleurs, les membres du Conseil doivent examiner et adopter son règlement intérieur, constituer des commissions spécialisées et définir un plan d’action annuel destiné à coordonner les efforts et à examiner les projets d’importance nationale.
Créé en vertu du décret présidentiel n° 26-293 du 7 septembre 2026, le Haut Conseil rassemble des compétences choisies notamment pour leur niveau scientifique international et leurs spécialités stratégiques. Sa mise en place institue ainsi un cadre destiné à structurer la participation de la communauté scientifique algérienne établie à l’étranger aux efforts de recherche, d’innovation et de développement du pays.
