À Riyad, Mohamed Arkab a mis en avant le potentiel pétrolier de l’Algérie et les opportunités offertes aux investisseurs étrangers dans l’exploration et la production. À travers l’Algeria Bid Round 2026, qui porte sur sept périmètres, le pays entend mobiliser de nouveaux investissements, valoriser ses ressources et renforcer ses capacités de production.
Parallèlement au développement des infrastructures de transport, le ministre a réaffirmé la volonté de l’Algérie de poursuivre la valorisation de ses ressources en hydrocarbures et d’attirer de nouveaux investissements internationaux dans les activités d’exploration et de production, à travers le cycle d’appels d’offres Algeria Bid Round 2026.
Mohamed Arkab a souligné que l’ouverture du secteur des hydrocarbures aux investissements internationaux constituait un levier essentiel de la stratégie nationale visant à développer le potentiel du domaine minier national, à renforcer les capacités de production et à nouer de nouveaux partenariats avec les compagnies étrangères.
Cette opération porte sur sept périmètres proposés aux investisseurs. Leurs caractéristiques techniques sont mises à la disposition des opérateurs intéressés par l’intermédiaire de salles de données virtuelles, dans le but de leur permettre d’évaluer les opportunités offertes et de garantir la transparence du processus.
L’objectif fixé consiste à permettre l’évaluation des offres et la signature des contrats avant mars 2027, précise le communiqué du ministère des Hydrocarbures. À travers cette démarche, les pouvoirs publics entendent accélérer le développement des activités d’exploration et de production, tout en mobilisant les compétences et les moyens financiers nécessaires à la valorisation des ressources nationales.
Au-delà de l’attraction des capitaux étrangers, l’Algérie mise également sur le transfert de technologies, le développement du savoir-faire et la conclusion de partenariats stratégiques à long terme. Ces objectifs doivent contribuer à renforcer les capacités nationales et à accompagner la modernisation des activités du secteur. Dans cette perspective, Mohamed Arkab a rappelé que la démarche algérienne reposait sur « un cadre juridique, réglementaire et fiscal stable et attractif pour les investissements », consacré par la loi sur les hydrocarbures de 2019.
Ce dispositif vise à offrir davantage de visibilité aux investisseurs et à créer les conditions favorables à la concrétisation de projets à fort potentiel. Le développement des capacités de production d’hydrocarbures s’accompagne, par ailleurs, d’efforts visant à diversifier les sources de production d’électricité, notamment à travers le programme national de développement de l’énergie solaire.
Ce programme prévoit la réalisation d’une capacité totale de 6 200 mégawatts. Sa mise en œuvre doit permettre de réduire progressivement la consommation de gaz naturel destinée à la production d’électricité et de libérer ainsi des volumes supplémentaires pour couvrir les besoins nationaux et soutenir les exportations.
Cette orientation traduit la volonté de l’Algérie d’articuler le développement des hydrocarbures avec la montée en puissance des énergies renouvelables. L’enjeu consiste à répondre à la progression de la demande intérieure, tout en préservant les capacités nécessaires à l’approvisionnement des marchés extérieurs et à la consolidation de la position du pays sur les marchés énergétiques internationaux.
