11.6 C
Alger

L’industrie pharmaceutique cherche à conquérir de nouveaux marchés mondiaux

L’impulsion des investissements pharmaceutiques porteurs figurait hier au menu des discussions menées par le ministère de l’Industrie pharmaceutique avec les ambassadeurs de Suède, et du Royaume-Uni.

 Le ministre en charge du secteur, M.Ouacim Kouidri, a ainsi reçu l’ambassadrice du Royaume de Suède en Algérie, Anna Block Mazoyer, et l’ambassadeur du Royaume-Uni, de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord en Algérie, James Robert Stephen Downer, avec lesquels il a examiné les perspectives de coopération et d’investissement dans le domaine de l’industrie pharmaceutique, selon un communiqué du ministère.

La rencontre, qui s’est tenue  en présence du directeur général (DG) du laboratoire AstraZeneca en Algérie et du directeur régional Afrique et Maghreb du même laboratoire, «a été l’occasion d’échanger les points de vue sur l’état et les perspectives de la coopération bilatérale, et les opportunités d’investissement dans l’industrie pharmaceutique, notamment en ce qui concerne la localisation des médicaments innovants en Algérie et le transfert d’expertise et de technologie », précise la même source.

L’objet de la rencontre illustre la volonté des pouvoirs publics de faire évoluer l’industrie pharmaceutique nationale vers des segments à plus forte valeur ajoutée.

Le secteur, qui a franchi de grands pas en matière de production locale et de substitution aux importations, grâce à la densification du tissu industriel  public et privé – 230 entreprises pharmaceutiques, 780 lignes de production, en plus d’une centaine de projets validés – mise désormais sur une plus grande maîtrise technologique, en association avec de grands laboratoires internationaux.

La stratégie de coopération permettrait d’augmenter le potentiel industriel national et régional, à travers une plus grande intégration industrielle, incluant la production, le contrôle qualité et, à terme, la recherche, en vue d’une montée en gamme de la production et une orientation plus importante vers l’export.

L’Algérie, qui est déjà présente en Afrique à travers plusieurs accords d’export, projette de renforcer sa présence sur le continent.

Production locale en nette hausse

Au plan national, notre pays a également renforcé la coopération stratégique à travers des partenariats couvrant plusieurs segments importants de la production pharmaceutique. Il s’agit, à titre d’exemple, de l’usine d’injectables Hickman Pharma (Jordanie & Portugal), en plus de plusieurs collaborations établies de longue date par Saidal avec des laboratoires de renom.

Concernant les projets à l’étranger, un partenariat avec l’Omani Pharma Group pour le lancement d’une usine du groupe Saidal au Sultanat d’Oman, a été examiné début décembre 2025 par le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, avec son homologue omanais.

L’usine devrait être dédiée à la production des médicaments, sous leurs formes solides et liquides, en vue de répondre aux besoins du marché omanais et des pays voisins, selon les indications du ministère.

Le ministre de l’Industrie pharmaceutique a en outre récemment mis en exergue le bond qualitatif réalisé par le secteur qui réalise actuellement, grâce à la production locale, un taux de couverture du marché d’environ 82%, soulignant que le secteur s’attelle aussi à orienter les investisseurs vers la production de médicaments et de produits pharmaceutiques qui étaient auparavant importés.

Le ministre, qui intervenait il y a quelques semaines, lors d’une plénière du Conseil de la nation, avait souligné que «l’Algérie figure parmi quelques pays ayant opté pour les investissements à caractère stratégique, visant à assurer localement la disponibilité des matières premières destinées à la fabrication des médicaments, après l’acquisition des technologies de production nécessaires et à du lancer plusieurs projets à travers le territoire national pour la production de matières premières destinées à la fabrication des médicaments, ce qui permettra, à court terme, de réduire de 60% la facture d’importation de ces intrants».

M. Kouidri avait précisé que le groupe Saidal avait lancé la mise en œuvre de plusieurs projets importants, lesquels contribueront à réduire les importations nationales de matières premières destinées à la fabrication des médicaments, estimées actuellement à trois milliards de dollars.

Articles de meme catégorie

L'express quotidien du 15/01//2026

Derniers articles