Le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a ouvert à Alger une conférence des chefs de postes consulaires visant à améliorer la protection, les services et l’implication de la communauté nationale à l’étranger dans le développement du pays. La rencontre regroupe 43 responsables consulaires et se tient sur trois jours, avec pour objectif de simplifier les procédures, accélérer la numérisation et soutenir les rôles économiques et culturels des représentations à l’étranger.
Chargé par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Sifi Ghrieb a présidé, mardi, au ministère des Affaires étrangères, l’ouverture de la conférence regroupant 43 chefs de postes consulaires et plusieurs responsables des services consulaires à l’étranger. La rencontre, organisée sur trois jours, a pour objectif de réévaluer l’action menée en direction de la communauté nationale établie hors du pays.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, du conseiller diplomatique de la Présidence, Amar Abba, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement.
Cette conférence intervient dans un contexte où l’exécutif met en avant « l’intérêt permanent » accordé à la diaspora, orientation intégrée aux engagements du Chef de l’État en matière de protection, de participation et de renforcement des liens entre la communauté nationale et le pays d’origine.
Dès l’ouverture des travaux, Sifi Ghrieb a rappelé que « l’Algérie accorde une place particulière à sa communauté nationale à l’étranger, consacrée constitutionnellement par l’affirmation explicite du rôle de l’État dans la protection des citoyens à l’étranger et de leurs intérêts, la préservation de leur identité et de leur dignité, le renforcement de leurs liens avec la nation et la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine ».
Pour lui, cette orientation repose sur la conviction que la diaspora est « une partie intégrante et indissociable de la nation » et reflète l’importance que le Président Tebboune « place au cœur de ses priorités ».
Le Premier ministre a souligné que la tenue de cette conférence, plus de deux décennies après la première édition, répond à la nécessité d’ « évaluer les réalisations accomplies » au bénéfice des Algériens établis à l’étranger. Il a également rappelé le « récent appel » du Chef de l’État en faveur de la régularisation des jeunes Algériens vivant dans des situations précaires ou irrégulières, y voyant « une preuve supplémentaire de cette volonté constante de protéger les enfants de l’Algérie ».
Sifi Ghrieb a demandé aux responsables consulaires de « suivre attentivement » la mise en œuvre de cette décision, conformément à la priorité accordée par les autorités à la protection de tous les citoyens.
Il a détaillé les objectifs assignés aux travaux : « le renforcement et la consolidation du principe de la protection des citoyens algériens à l’étranger, où qu’ils se trouvent et en toutes circonstances », la simplification continue des procédures administratives, l’accélération de la transformation numérique des services consulaires et la formulation de solutions adaptées aux besoins émergents de la communauté. L’obtention de « résultats concrets » sur ces axes est qualifiée de « nécessité urgente ».
Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur l’élargissement du rôle des centres consulaires, appelés à dépasser la seule fonction administrative.
Face à « la montée de l’islamophobie, des discriminations raciales et des crises identitaires », il estime que la mission consulaire englobe désormais un accompagnement plus large, notamment dans les domaines éducatif, social et culturel.
Il souligne également la contribution attendue de ces représentations au développement national : « la promotion du climat des affaires et de l’investissement en Algérie », le soutien à la présence des produits algériens à l’étranger, l’attention portée aux étudiants et la participation au rayonnement culturel.
Quelques jours avant l’ouverture de cette conférence, le Conseil de la nation avait déjà été mobilisé autour de la question de la diaspora dans le cadre de l’Université d’hiver organisée par le ministère des Affaires étrangères.
Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, avait alors reçu une délégation de jeunes membres de la diaspora venus découvrir les institutions et les progrès réalisés en Algérie. Il avait réaffirmé « l’importance accordée par les pouvoirs publics au maintien des liens entre la communauté nationale à l’étranger et la mère patrie, et leur souci de les faire bénéficier des mêmes droits que l’ensemble des Algériens ». Il les avait invités à « placer la patrie, sa dignité et sa prospérité au cœur de leurs préoccupations », rappelant que « le passé glorieux des aïeux doit constituer une référence et une source de fierté ».
Pour sa part, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaïb, a affirmé que la conférence des chefs de postes consulaires aboutira à une vision globale, comprenant des axes principaux liés à la facilitation des procédures administratives, l’accélération de la mise en œuvre des ateliers de numérisation, ainsi qu’au soutien des rôles économiques et culturels assurés par les représentations consulaires, afin de répondre aux aspirations et besoins de la communauté nationale à l’étranger.
Chaïb a souligné que l’importance accordée par l’État à la diaspora trouve sa source dans l’attention particulière du président de la République visant à préserver « les droits complets et ambitieux » de ce composant essentiel de la nation, objet d’un engagement spécifique envers le peuple algérien. Il a rappelé que la conférence constitue « un espace d’interaction permanente avec les différentes préoccupations et besoins à caractère consulaire ».
La conférence s’ouvre en présence de 43 chefs de postes consulaires, comprenant des consuls généraux et consuls répartis à travers divers pays, ainsi que les chefs de services consulaires des représentations diplomatiques à l’étranger. Les quatre ateliers programmés permettront d’élaborer une vision globale et précise, fondée sur les réalisations déjà obtenues, avec un accent particulier sur la facilitation des procédures administratives et l’accélération de la mise en œuvre des ateliers de numérisation.

