La 17e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC) a pris fin vendredi à Vienne, en Autriche, après plusieurs jours de travaux consacrés au suivi des mécanismes internationaux de prévention et de lutte contre la corruption.
L’Algérie y a été représentée par une délégation conduite par la présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mousserati, qui a participé aux différentes réunions organisées au siège de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Selon un communiqué publié hier par la HATPLC, la dernière journée des travaux a été consacrée à l’examen des priorités futures liées à l’application de la Convention, ainsi qu’aux questions d’assistance technique destinées aux États parties.
Les participants ont également procédé à l’adoption du rapport final de cette 17e session. À travers cette participation, l’Algérie entend réaffirmer son engagement dans les efforts internationaux de lutte contre la corruption, tout en mettant en avant les réformes engagées au niveau national pour promouvoir les principes de transparence et d’intégrité.
La même source souligne également la volonté des autorités algériennes de tirer profit des expériences et pratiques mises en œuvre par d’autres États parties à la Convention. Les discussions ont aussi porté sur les difficultés rencontrées dans l’application des dispositifs préventifs prévus par la CNUCC.
Dans ce cadre, la délégation algérienne a présenté les démarches engagées par la Haute autorité dans le cadre de la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la corruption 2023-2027.
Intervenant lors des travaux, Salima Mousserati a rappelé l’importance accordée par l’Algérie au renforcement des valeurs d’intégrité et de transparence au sein de la société. Elle a indiqué que cette orientation s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale dédiée à la transparence, à la prévention et à la lutte contre la corruption, notamment à travers la diffusion d’une culture de rejet de ce phénomène.
La responsable a également mis en lumière plusieurs initiatives engagées avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, parmi lesquelles la création d’un master universitaire spécialisé dans la lutte contre la corruption, ainsi qu’un laboratoire de recherche scientifique mixte chargé d’étudier ce phénomène selon une approche académique et scientifique.
À cela s’ajoutent plusieurs programmes de sensibilisation, de formation et d’accompagnement destinés aux étudiants et aux enseignants universitaires, dans le but de renforcer la prévention et de consolider les mécanismes de gouvernance et de transparence au sein des institutions.

