La page Vladimir Petković À peine tournée, la Fédération algérienne de football s’active en coulisses pour structurer l’avenir de la sélection. Au terme des travaux menés par les instances techniques au Centre technique national de Sidi Moussa, un nom se dégage avec force pour reprendre le flambeau : Félix Sánchez Bas. Surnommé « le philosophe » en raison de son attachement viscéral à une lecture rigoureuse et tactique du jeu, le technicien espagnol devance désormais ses concurrents dans la course au banc des Verts.
Pur produit de la célèbre école du FC Barcelone, où il a fait ses classes à La Masia dès son plus jeune âge, Sánchez a ensuite forgé l’essentiel de sa trajectoire internationale au cœur de l’Aspire Academy au Qatar. C’est d’ailleurs dans l’émirat que l’entraîneur ibérique a signé ses plus grands faits d’armes.
Nommé à la tête de la sélection qatarie à l’été 2017, il a su hisser l’équipe au sommet du continent asiatique en s’adjugeant la Coupe d’Asie des nations en 2019 au terme d’un parcours mémorable couronné par un succès en finale face au Japon. Une consécration suivie de l’expérience de la Coupe du monde 2022 à domicile, avant un exil sud-américain sur le banc de l’Équateur puis un retour dans le championnat local avec Al-Sadd.
Au-delà de ce parcours cosmopolite, c’est l’adéquation entre les exigences sportives de la sélection et la réalité budgétaire de l’instance fédérale qui a fini par faire pencher la balance.
Alors que la FAF examinait d’autres pistes de premier plan, à l’image d’un Rafael Benítez dont les prétentions financières s’avéraient trop onéreuses pour les caisses fédérales, le profil de Sánchez est apparu comme une alternative beaucoup plus mesurée sur le plan économique.
Son nom coche ainsi les cases d’un standing international tout en respectant les nouvelles balises financières de la fédération. S’il venait à parapher son contrat, le technicien catalan hériterait d’un effectif talentueux mais en quête de repères durables.
Son défi immédiat consistera à insuffler une rigueur collective et à imposer sa patte tactique à un groupe concerné par des échéances continentales et éliminatoires particulièrement resserrées, avec l’impératif absolu de redonner de l’élan à une équipe nationale avide de reconquête sur la scène africaine.
