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Le BTPH en grande difficulté

Le BTPH en grande difficulté

La 5ème édition du Salon international dédiée aux secteurs de l’immobilier, du bâtiment et des travaux publics, Bati-expo Constantine 2022, s’est déroulée récemment à Constantine. Elle a regroupé 122 exposants entre sociétés nationales et étrangères activant dans les secteurs de l’immobilier, du bâtiment et des travaux publics dont des fabricants de matériaux de construction, de rond à béton, de plomberie, de peinture, de portes et fenêtres et de mobiliers d’intérieur en plus des promoteurs, des banques et des sociétés d’assurance.

Elle a offert une opportunité de promotion des divers produits destinés aux secteurs du bâtiment et des travaux publics dans l’Est algérien ainsi que de partenariat entre les différents acteurs.

Cet évènement est intervenu dans un contexte où le BTPH éprouve de grandes difficultés. L’horizon ne s’éclaircit toujours pas en ces temps de baisse de la commande publique dont il se nourrissait. Certains ne croient cependant pas que tout est perdu et qu’il est encore possible d’entreprendre de nombreuses démarches.

Mais dans quel sens faut-il décider d’orienter les efforts dans l’immédiat ? Les entreprises du BTP doivent s’adapter à la conjoncture actuelle, en innovant davantage et en rénovant l’habitant, avec de nouveaux outils comme les matériaux de construction économes et les nouvelles technologies de l’information et de la communication ( villes intelligentes).

Les entreprises du BTP errent aujourd’hui dans une situation pour laquelle elles n’ont pas été préparées, ne pouvant ni investir ni réaliser, parce qu’il y a moins de projets dans le secteur. Que faire ?  L’idée qu’il est possible de trouver des débouchés à l’international. Il y a néanmoins problème : nos entreprises ne sont pas suffisamment outillées pour pouvoir faire face à la concurrence internationale, y compris en Afrique.  Elles n’arrivent même pas à faire le poids face à des opérateurs étrangers  sur leur propre sol, malgré le fait qu’elles bénéficient des avantages liés à la préférence nationale.

Bien des mesures ont été prises en leur faveur. Elles ne sont pas coulées dans le béton. En tout cas, le problème dans son ensemble ne sera pas réglé tant qu’il n’y aura pas de commande privée. Cela vaut aussi pour les autres secteurs. Il y a toutefois urgence d’agir sur d’autres leviers dont la formation, la productivité et la qualité.

Il y a bien évidemment faille dans le secteur du BTP et des règles surannées qui constituent en fait un boulet aux pieds des entreprises. Aussi, d’aucuns estiment qu’il y a nécessité de mettre en œuvre tous les moyens dont disposent les entreprises et surtout leur réutilisation rationnelle dont l’objectif est de donner de l’élan à la  productivité. Cela est tout à fait possible, si nous arrivions à réunir un ensemble de conditions dont la nature des matériaux locaux utilisés, la qualification de la main-d’œuvre spécialisée, l’organisation de chantiers…. 

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