Le géant énergétique américain ExxonMobil a réaffirmé son intérêt pour le marché algérien, qu’il place désormais au centre de sa stratégie de développement en Méditerranée. Cet intérêt a été exprimé lors du Forum de Houston sur l’énergie par le vice-président chargé de l’exploration du groupe, John Ardill, qui présentait la stratégie de développement international de la compagnie.
John Ardill a notamment souligné que la compagnie américaine cherche à accélérer le déploiement de ses investissements dans la région méditerranéenne, dans un contexte où le bassin du Permien, principal pôle de production actuel aux États-Unis, arrive progressivement à maturité.
Dans ce cadre, l’Algérie figure, selon le responsable d’ExxonMobil, « parmi les priorités du groupe », en raison de ses importantes ressources énergétiques et de son potentiel dans le domaine des hydrocarbures non conventionnels. Le responsable a, en outre, indiqué que l’intérêt d’ExxonMobil porte plus largement sur le potentiel gazier de la Méditerranée, citant notamment l’Algérie, la Grèce et la Méditerranée orientale.
Il a rappelé que l’Algérie dispose d’importantes réserves de gaz non conventionnel, estimées à environ 7 000 milliards de mètres cubes, et que leur exploitation pourrait permettre d’augmenter la production nationale de plus de 20 milliards de mètres cubes par an.
Lors de son intervention, John Ardill a également souligné que la croissance de la demande mondiale en énergie est soutenue par plusieurs facteurs, notamment l’augmentation de la population, le développement économique ainsi que l’essor des technologies numériques, en particulier les centres de données et l’intelligence artificielle.
Il a indiqué que l’exploration et la production de gaz et de pétrole demeurent essentielles pour répondre à cette demande croissante. Il a ajouté que le développement des ressources non conventionnelles représente une opportunité pour les pays disposant de réserves importantes, leur permettant de renforcer leur rôle dans l’approvisionnement énergétique mondial.
Il a cité, à ce titre, l’exemple des États-Unis, devenus le premier producteur mondial de pétrole et de gaz grâce à l’exploitation du gaz de schiste au cours de la dernière décennie. ExxonMobil a également rappelé que les projets d’investissement reposent sur la disponibilité des compétences, l’utilisation de technologies avancées ainsi que la mise en place de partenariats durables entre les compagnies et les pays détenteurs de ressources.
Dans ce cadre, l’Algérie est présentée comme un partenaire avec lequel le groupe entend développer une coopération sur le long terme. À rappeler qu’un protocole d’accord a été signé en 2024 entre le groupe Sonatrach et la compagnie américaine ExxonMobil, portant sur le développement en partenariat des ressources en hydrocarbures en Algérie.
Ce protocole d’accord devait permettre aux deux partenaires d’étudier les opportunités existantes en vue de développer les ressources en hydrocarbures dans les bassins de l’Ahnet et de Gourara, en mettant l’accent sur l’excellence opérationnelle, l’innovation technologique, le respect de l’environnement ainsi que les meilleures pratiques en matière de durabilité.
Lors de la cérémonie de signature, le vice-président chargé de l’exploration et des nouvelles opportunités chez ExxonMobil, John Ardill, qui avait signé l’accord pour le compte de la compagnie américaine, avait affirmé l’engagement d’ExxonMobil à « œuvrer de concert avec Sonatrach pour le transfert de l’expertise et contribuer au renforcement de la place de l’Algérie en tant que puissance énergétique mondiale ».

