Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports est monté au créneau pour démentir les rumeurs mettant en cause la qualité sanitaire de la pastèque.
Dans un communiqué diffusé hier, le département de Saïd Sayoud assure que les analyses de laboratoire écartent toute contamination et annonce des mesures à l’encontre d’une association de protection des consommateurs.
« À la suite des informations relayées sur les réseaux sociaux concernant l’impropreté de la pastèque à la consommation, nous informons les citoyens que les résultats des analyses de laboratoire réfutent catégoriquement ces allégations, qui ne sont rien d’autre que de fausses informations », y est-il indiqué.
Selon le ministère, ces rumeurs visent à porter atteinte à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire, au moment où plusieurs secteurs enregistrent une reprise progressive, notamment grâce à la montée de la demande pour les produits agricoles algériens sur les marchés étrangers.
Le département ministériel appelle ainsi les citoyens à ne pas céder à ces « informations erronées », tout en réaffirmant que la protection de la santé publique demeure une priorité des pouvoirs publics, qui veillent en permanence à garantir la sécurité des consommateurs.
Une association dans le viseur
Le ministère met également en cause certaines personnes et associations activant dans la défense des consommateurs, citant expressément l’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation des consommateurs et de leur environnement (APOCE).
Selon lui, leurs prises de position sur cette affaire constituent « une violation des responsabilités qui leur sont attribuées ». Le communiqué rappelle que ces associations sont tenues de respecter le cadre de leurs compétences et de transmettre leurs préoccupations aux autorités compétentes, sans intervenir sur des questions qui ne relèvent pas de leurs prérogatives.
Le ministère prévient enfin qu’il se réserve le droit d’engager les mesures prévues par la législation en vigueur à l’encontre de tout contrevenant, y compris la suspension des activités de l’association concernée, conformément à l’article 40 de la loi n° 12-06 du 12 janvier 2012 relative aux associations.

