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Installation de la nouvelle APN: Les ultimes préparatifs

À quelques heures de sa séance inaugurale, la nouvelle Assemblée populaire nationale (APN) achève sa mise en place. Répartition des postes de responsabilité, validation des mandats, élection du président de l’institution et installation des commissions : les tractations s’accélèrent en coulisses pour finaliser l’architecture de la dixième législature, première étape avant la formation du prochain gouvernement.

L’Assemblée populaire nationale (APN) a tenu, hier, une réunion préparatoire présidée par le candidat élu le plus âgé, en présence des deux plus jeunes élus. Cette première réunion, qui rassemble les représentants des différents partis ainsi que des candidats indépendants remplissant les conditions requises, vise à finaliser l’ordre du jour de la séance d’ouverture de la dixième législature, mais aussi à discuter des modalités de mise en place de la commission de vérification des mandats.

Les discussions se sont intensifiées, le secrétaire général de l’APN ayant rencontré les présidents des groupes parlementaires afin de coordonner les travaux et de préparer la séance de validation des mandats ainsi que l’élection du nouveau président de l’Assemblée.

Dans les coulisses, le secrétaire général de l’APN a multiplié les rencontres avec les présidents des groupes parlementaires. Il s’agit de coordonner les travaux, de préparer la validation des mandats et d’organiser l’élection du futur président de l’Assemblée.

Selon des sources proches du dossier, la répartition des postes de vice-présidents aurait déjà été arrêtée. Le FLN, le RND et le Front El Moustakbal se partageraient deux vice-présidences chacun, tandis que le MSP, El Bina El Watani et les indépendants en obtiendraient une chacun.

Cette répartition reflète les équilibres politiques issus des urnes, mais aussi la volonté d’intégrer les nouvelles sensibilités représentées au Parlement, comme le FFS, le RCD, le PT ou encore El Fadjr El Djadid. La finalisation de ces nominations et la composition du bureau sont considérées comme des étapes préliminaires essentielles avant l’élection du président de l’APN, prévue mardi.

Cette séance d’ouverture revêt une importance particulière. Elle marque le début de cette nouvelle mandature. Les discussions, qui se sont récemment intensifiées, visent clairement à dégager un consensus autour d’un candidat unique soutenu par les partis de la majorité. Un signe de maturité politique.

Un perchoir très convoité

L’élection du président de l’Assemblée nationale constituera le premier grand rendez-vous politique de cette législature. Si les partis de la majorité présidentielle semblent s’orienter vers un candidat unique, aucun nom n’a toutefois été officiellement arrêté.

Le RND, El Bina ou encore le Front El Moustakbal ont, pour l’heure, choisi de ne pas présenter de candidat, laissant planer le suspense. Le FLN n’a pas encore tranché, même si les rumeurs laissent entendre que le futur président pourrait être issu de ses rangs.

Deux noms reviennent avec insistance dans les coulisses : Attallah Moulati et Smaïl Babèche, tous deux députés du FLN. Ancien wali de Chlef, Attallah Moulati est présenté comme le favori. Son expérience dans la haute administration, son profil de gestionnaire aguerri et son parcours au sein de l’administration territoriale jouent en sa faveur.

Originaire de Touggourt, il incarne également un certain équilibre géographique, un critère souvent déterminant dans ce type de désignation. Smaïl Babèche, universitaire et figure respectée du parti, demeure également en lice, même si son nom est moins évoqué ces derniers jours.

Face à eux, le MSP a déjà officialisé la candidature d’Amine Allouche, président de l’Assemblée populaire communale d’Oran, qui brigue ouvertement le perchoir. Cette démarche traduit la volonté de la formation islamiste de peser dans le jeu institutionnel, même si les observateurs estiment que ses chances demeurent limitées face à la majorité présidentielle.

Pour faciliter l’arrivée des nouveaux députés, l’administration de l’APN a mis les bouchées doubles. Dès le week-end dernier, les élus ont reçu des messages détaillant les démarches à accomplir, à savoir le dépôt des dossiers administratifs, la confirmation de leur inscription sur une plateforme numérique dédiée et la consultation du guide des services en ligne. Une préinscription électronique a même été mise en place afin d’accélérer les formalités.

Les députés venant des quatre coins du pays ont également été invités à communiquer les détails de leurs vols ou de leurs déplacements afin que leur accueil soit organisé dans les meilleures conditions. Un groupe WhatsApp officiel a été créé pour centraliser les informations et fluidifier les échanges entre l’administration et les nouveaux élus.

Ces dispositions, à la fois pratiques et symboliques, illustrent la volonté de l’institution de se moderniser et de s’adapter aux attentes d’une nouvelle génération de parlementaires. « On sent un vrai changement dans l’air », confie un député sous couvert d’anonymat.

« Les nouvelles formations politiques apportent des sensibilités différentes, et cela devrait se traduire par un travail législatif et de contrôle plus diversifié. » L’installation de la nouvelle APN n’est que la première étape d’un processus institutionnel plus large. Une fois le président élu, les vice-présidents et les membres du bureau désignés, viendra le tour de la mise en place des commissions permanentes.

Puis, dans les semaines à venir, les consultations politiques devraient s’intensifier afin d’aboutir à la formation d’un nouveau gouvernement. Les enjeux sont de taille. La dixième législature devra relever des défis économiques, sociaux et politiques majeurs, dans un contexte marqué par une inflation en baisse, mais aussi par une demande croissante de réformes structurelles.

Les députés, qu’ils soient expérimentés ou novices, savent que les attentes des citoyens sont immenses. En attendant, c’est sous les projecteurs que l’APN s’apprête à tenir sa séance inaugurale.

Un moment historique au cours duquel se joueront les premiers arbitrages de cette nouvelle mandature et où l’Algérie écrira, une fois de plus, une nouvelle page de son histoire institutionnelle.

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L'express quotidien du 30/07//2026

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