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Décarbonation de l’industrie sidérurgique: L’Algérie parmi les leaders de la région MENA

Avec près de 5 millions de tonnes de capacités de production de fer pré-réduit (DRI) en développement, l’Algérie se hisse au deuxième rang de la région MENA. Une position qui traduit les ambitions du pays de s’imposer dans la sidérurgie décarbonée, à l’heure où le DRI est appelé à devenir l’un des principaux leviers de réduction des émissions de CO₂ de l’industrie de l’acier.

L’Algérie figure au deuxième rang des principaux pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en matière de développement de capacités de production de fer pré-réduit (Direct Reduced Iron – DRI), une technologie appelée à jouer un rôle central dans la décarbonation de l’industrie sidérurgique mondiale.

C’est ce qui ressort du rapport Pedal to the Metal 2026, publié par l’organisation américaine Global Energy Monitor. Grâce à l’abondance de ses ressources gazières, au développement attendu des énergies renouvelables, notamment de l’hydrogène vert, ainsi qu’aux nombreux projets industriels en cours, l’Algérie dispose, selon ce rapport, d’atouts majeurs pour devenir un acteur incontournable de la production de fer réduit à faibles émissions de carbone.

Le pays apparaît ainsi comme l’un des mieux positionnés de la région pour accompagner cette évolution, au regard de l’ampleur des investissements engagés dans sa filière sidérurgique. Selon le rapport, l’Algérie totalise près de 5 millions de tonnes de capacités annuelles de DRI en développement, se classant au deuxième rang de la région MENA, derrière la Libye (11 millions de tonnes) et devant l’Égypte (3 millions de tonnes).

Les auteurs du rapport soulignent que les projets en cours pourraient progressivement transformer l’Afrique du Nord en un pôle majeur de production de fer à faible intensité carbone, à condition que la filière évolue vers le recours à l’hydrogène bas carbone et à une électricité produite à partir de sources renouvelables.

Le procédé du fer pré-réduit constitue aujourd’hui l’une des principales alternatives au haut-fourneau traditionnel alimenté au charbon. Associé aux fours électriques à arc, il permet de réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone, notamment lorsqu’il utilise le gaz naturel, avant d’évoluer, à terme, vers l’hydrogène vert comme agent réducteur.

À l’échelle mondiale, Global Energy Monitor recense 216 millions de tonnes de capacités de DRI en exploitation ou en développement. Si l’ensemble des projets annoncés se concrétise, les capacités mondiales reposant sur cette technologie progresseraient de 141 %, selon le rapport, renforçant progressivement la place du DRI dans la production mondiale de fer.

Global Energy Monitor rappelle toutefois que cette dynamique ne suffira pas, à elle seule, à décarboner le secteur. L’organisation observe que les investissements mondiaux dans les hauts-fourneaux alimentés au charbon demeurent supérieurs aux fermetures programmées, ce qui ralentit la transition de l’industrie sidérurgique.

Les auteurs du rapport estiment ainsi que le développement du DRI devra s’accompagner d’une montée en puissance des énergies renouvelables, de l’hydrogène vert et du recyclage de la ferraille afin de réduire durablement l’empreinte carbone de la production d’acier.

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L'express quotidien du 30/07//2026

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