C’est un véritable chef-d’œuvre de panache et de résilience qu’ont accompli les footballeurs algériens de la catégorie des moins de 21 ans sur les pelouses baignées de soleil de Tarente.
En s’adjugeant la médaille d’or du tournoi de football de cette édition 2026, la sélection nationale a mis fin à une longue et douloureuse disette de cinquante et un ans, imitant ainsi l’illustre génération dorée qui avait fait vibrer le pays à domicile en 1975 sous la houlette d’icônes telles qu’Omar Betrouni.
Ce couronnement magnifique, acquis au terme d’une explication finale parfaitement maîtrisée face à la redoutable formation tunisienne, consacre l’éclosion d’un groupe d’exception, façonné dans l’exigence des grands rendez-vous et guidé avec une remarquable clairvoyance depuis la zone technique.
Dès l’entame de cette chaude empoignade maghrébine, les jeunes Fennecs ont affiché une détermination de tous les instants. Il n’a fallu attendre que la toute première minute de la rencontre pour voir surgir un talent hors norme capable de basculer le cours d’un match à lui tout seul.
Ahmed Kohili, étincelant fer de lance de cette équipe, pur produit de l’académie réputée du Paradou AC et désormais serial-buteur sous les couleurs du Mouloudia d’Alger, a expédié une frappe monumentale des vingt-cinq mètres qui a troué la défense adverse pour briser la glace. Ce fulgurant coup d’éclat a immédiatement mis les Algériens sur orbite, matérialisant l’audace d’un collectif en mission commando.
Déjà sauveur de la patrie lors des tours précédents, notamment grâce à son rôle décisif en demi-finale face au Maroc, l’attaquant prodige a confirmé son statut de phénomène en portant son total personnel à cinq réalisations dans la compétition.
Le sceau indélébile d’un buteur providentiel
Loin de se contenter de cette avance précoce, le canonnier algérien a parachevé son œuvre à l’approche du temps additionnel. À la quatre-vingt-deuxième minute, alors que les Tunisiens accentuaient la pression pour combler leur retard, Kohili a conservé un sang-froid extraordinaire pour transformer un penalty, scellant définitivement le sort de la partie et s’offrant un doublé historique en finale.
Toutefois, réduire ce triomphe retentissant à l’unique prestation de son serial-buteur serait faire injure à la force collective qui a animé cette équipe tout au long du tournoi italien. D’une solidité défensive remarquable et d’une rigueur tactique irréprochable, les Verts ont muselé leurs rivaux avec autorité.
Lorsque la tempête menaçait de tout emporter sous les assauts répétés de fin de match, le portier Mohamed El Koubi s’est mué en impassible rempart, multipliant les parades d’une classe absolue pour préserver l’intangibilité de sa cage.
Cette métamorphose spectaculaire, combinant la fougue de la jeunesse et la maturité des plus grands, porte incontestablement la signature du sélectionneur Brahim Hemdani.
En stratège avisé, l’ancien international a su instiller une rigueur tactique de premier plan tout en libérant le formidable potentiel technique de ses troupes. Sous sa coupe avisée, l’équipe a grandi à chaque sortie, affichant une sérénité bluffante.
En gravissant la plus haute marche du podium à Tarente, cinquante-et-un ans après le sacre mythique d’Alger 1975, cette génération dorée redessine avec éclat les contours d’un avenir radieux pour le football national.

