L’Algérie et les États-Unis maintiennent un haut niveau de dialogue stratégique ainsi qu’une coopération politique appelée à se développer davantage. Hier, dimanche, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a reçu le haut conseiller du président américain pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient, Massad Boulos.
Cette audience s’est déroulée en présence, du côté algérien, du ministre d’État, chargé de l’Inspection générale des services de l’État et des Collectivités locales, Brahim Merad, du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, ainsi que du conseiller auprès du président de la République chargé des affaires diplomatiques, Amar Abba. Du côté américain, étaient présents le chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis d’Amérique, Mark Shapiro, et la chargée des questions diplomatiques, Sarah Knight, qui accompagnaient le haut conseiller américain.
La présence, pour la seconde fois à Alger, de Massad Boulos témoigne du niveau élevé de coopération entre Alger et Washington, aussi bien sur les relations économiques et commerciales que sur les questions géopolitiques régionales, notamment au Maghreb et en Afrique. Il convient, à cet égard, de rappeler qu’à l’occasion des célébrations du 63e anniversaire de l’indépendance nationale, le président américain Donald Trump avait adressé au président Tebboune un message de félicitations particulièrement élogieux.
Le président américain y appelait au renforcement du partenariat entre les deux pays, tout en établissant un parallèle entre les dates d’indépendance des deux nations. « Alors que nous, les États-Unis d’Amérique et l’Algérie, célébrons ensemble la fête de l’Indépendance le même jour, nous rappelons à cette occasion le partenariat durable qui unit nos deux nations », avait écrit Donald Trump.
Le locataire de la Maison-Blanche entendait ainsi rappeler que les deux pays sont liés depuis longtemps par des relations apaisées et par des convergences sur plusieurs dossiers internationaux, notamment en ce qui concerne les voies de règlement des conflits régionaux, dans le cadre de relations économiques appelées à se renforcer.
Il l’avait d’ailleurs souligné en relevant : « Ensemble, nous avons remporté des succès en matière de promotion de la stabilité régionale, de lutte contre le terrorisme et de sécurisation des frontières, au bénéfice de notre sécurité commune et de nos relations économiques. »
Faisant le lien entre vision politique et coopération économique, les États-Unis accordant une place centrale à la solidité des relations économiques dans leurs partenariats avec les pays tiers, Donald Trump poursuivait dans son message au président Tebboune : « Notre coopération est aujourd’hui en passe de créer un avenir plus sûr et plus prospère pour les Américains et les Algériens. »
Un message à la fois significatif sur le plan politique et pragmatique dans sa formulation, qui traduit l’importance accordée aux relations bilatérales, tant sur le plan politique qu’économique.
Celles-ci revêtent également une dimension stratégique dans le secteur énergétique, où la coopération entre les entreprises des deux pays s’inscrit dans une logique de continuité, malgré les aléas et les évolutions de l’agenda géopolitique international.
En avril dernier, un haut responsable du département d’État américain s’était rendu à Alger dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale, notamment sur les questions économiques, commerciales et sécuritaires régionales. Le sous-secrétaire d’État Martin Landau avait rencontré, le 27 avril dernier à Alger, plusieurs responsables algériens pour examiner les moyens d’approfondir les relations bilatérales, notamment à travers les efforts communs visant à traiter les questions de sécurité régionale et à consolider les accords commerciaux conclus avec des entreprises américaines.
« Cette visite met en relief l’engagement des États-Unis à soutenir la stabilité régionale et à étendre les partenariats économiques et stratégiques partout en Afrique du Nord », avait alors souligné un communiqué du département d’État. Quant au conseiller du président américain pour l’Afrique, Massad Boulos, il s’était déjà rendu à Alger en juillet 2025, avec à son agenda le renforcement de la coopération bilatérale, la coopération énergétique et les principales questions politiques régionales.
Un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères avait indiqué que « cette rencontre a été l’occasion de passer en revue les différents aspects des relations bilatérales et de discuter des moyens de les renforcer et d’élever le partenariat au plus haut niveau possible ».
« Les deux parties ont insisté sur l’importance de maintenir et de développer le dialogue stratégique entre Alger et Washington, en particulier dans les domaines économiques, qui constituent un pilier essentiel de la coopération », ajoutait la même source.
Le communiqué précisait également que « les discussions ont également porté sur les principales questions régionales et continentales, notamment l’évolution de la situation en Libye, au Sahel et dans le Sahara, ainsi que sur la question du Sahara occidental ».
De son côté, l’ambassade des États-Unis à Alger avait indiqué que le conseiller principal des États-Unis pour l’Afrique, Massad Boulos, s’était rendu en Algérie le 27 juillet 2025 pour rencontrer les plus hautes autorités algériennes.
« Cette visite avait pour objectif de promouvoir la paix, la stabilité et la prospérité en Afrique, tout en renforçant la coopération commerciale entre les États-Unis et l’Algérie », avait-elle précisé.
« Au cours de son séjour, le conseiller principal Boulos s’est entretenu avec le président Abdelmadjid Tebboune afin d’évoquer les principaux défis et opportunités auxquels est confronté le continent africain.
Il a également rencontré le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, et le ministre de l’Énergie et des Mines, Mohamed Arkab. Ces discussions ont porté sur les intérêts communs entre les États-Unis et l’Algérie en matière de stabilité régionale et de prospérité, ainsi que sur l’élargissement de la coopération commerciale, notamment dans le secteur de l’énergie », avait ajouté l’ambassade américaine.
