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Alger

Sérénité

À moins de deux mois des élections législatives, les préparatifs se déroulent dans un climat de sérénité et de mobilisation générale. La réunion présidée mardi dernier par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en présence des ministres de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires étrangères et des responsables sécuritaires, traduit l’attention particulière que les plus hautes autorités accordent à la réussite de cette échéance.

Il s’agit de garantir un scrutin transparent, propre et incontestable, à l’intérieur du pays comme auprès de la communauté nationale à l’étranger. Ce rendez-vous électoral intervient dans un contexte politique apaisé.

L’annonce du scrutin pour le renouvellement des 407 sièges de l’Assemblée populaire nationale a fait consensus au sein de la classe politique.

Aucun appel au boycott ni mouvement d’opposition notable n’a été enregistré. Bien au contraire, partis et candidats multiplient les sorties de terrain pour convaincre les électeurs de se mobiliser.

L’opération a été officiellement lancée par le décret présidentiel de convocation du corps électoral, suivi d’une révision exceptionnelle des listes électorales.

Les réformes introduites par la loi organique relative au régime électoral portent déjà leurs fruits. La réduction du nombre de signatures requises pour présenter des listes, la généralisation du numéro d’identification national sur la carte d’électeur et le recours accru aux outils numériques renforcent la transparence et facilitent la participation citoyenne.

La répartition claire des rôles entre l’administration et l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) constitue une avancée majeure. Au ministère de l’Intérieur incombe la préparation logistique et matérielle, notamment l’aménagement des centres de vote et les équipements, tandis que l’ANIE conserve l’entière responsabilité de la supervision juridique, du contrôle du processus et de l’intégrité du scrutin.

Cette séparation des missions, maintes fois soulignée par le président de la République, vise à éloigner toute suspicion d’ingérence et à restaurer la confiance entre citoyens et institutions.

« Le mot fraude a été rayé du dictionnaire politique algérien », avait affirmé le chef de l’État. Les instructions données aux wilayas et les multiples réunions de coordination témoignent d’une mobilisation rigoureuse pour que rien ne vienne perturber le bon déroulement du vote.

Ces préparatifs minutieux interviennent dans un contexte où le pays poursuit le renforcement de ses institutions. Il règne une volonté partagée d’introduire davantage d’éthique dans la vie publique, de garantir l’égalité des chances entre les acteurs politiques et de protéger la volonté du peuple contre toute tentative de manipulation.

À l’approche du 2 juillet, l’Algérie affiche ainsi sa capacité à organiser une consultation électorale dans le calme et la transparence, loin des pratiques frauduleuses.

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L'express quotidien du 14/05//2026

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