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Alger

Une consécration de la femme algérienne dans la vie politique

L’Assemblée populaire nationale (APN) a écrit mardi dernier une nouvelle page de son histoire en élisant, pour la première fois depuis l’indépendance, une femme à sa présidence.

 Khalida Boufedech, députée FLN d’Alger et allergologue, a été élue à la tête de la chambre basse du Parlement par 302 voix sur 366 exprimées, devançant Amine Allouche (MSP, 57 voix) et Rachid Hassani (RCD, 7 voix). Son élection, acquise dès le premier tour, marque une avancée symbolique dans un hémicycle où les femmes ne représentent que 6,14 % des députés.

Cette victoire s’inscrit dans un contexte politique marqué par la domination du FLN, arrivé en tête des élections législatives du 2 juillet passé avec 91 sièges, malgré un taux de participation bas (21,24 %). Le FLN a su fédérer autour de sa candidate une large coalition parlementaire incluant le RND, le Front El Moustakbal, El Bina et d’autres groupes, totalisant plus de 300 députés.

Seuls les élus du FFS (12 sièges) se sont abstenus lors du vote. Elle devient ainsi le quatrième personnage de l’État, avec la lourde responsabilité de diriger les travaux parlementaires, de présider les séances plénières et de représenter l’APN dans ses relations avec les autres institutions.

Son élection intervient alors que la Cour constitutionnelle est déjà présidée par une femme, Leïla Aslaoui, depuis juin 2025. Lors de son premier discours après son élection, elle a décrit son arrivée à la présidence de l’APN comme un moment décisif pour le pays.

Elle a souligné que le fait qu’une femme dirige pour la première fois cette institution constitutionnelle démontre les changements en cours en Algérie ainsi que la volonté politique de consolider l’État de droit, de renforcer les institutions et de promouvoir les compétences nationales.

Cette première historique ne doit toutefois pas occulter le recul de la représentation féminine au Parlement, avec seulement 25 femmes siégeant à l’APN, contre 38 en 2021 et 118 en 2017, année où les quotas avaient permis une présence plus équilibrée.

Malgré ce recul dans la représentation féminine au parlement, l’accession de Khalida Boufedech à la présidence de l’Assemblée populaire nationale reste un symbole fort, celui d’une Algérie en mouvement où les femmes engagées en politique, trouvent désormais leur place au sommet des hautes institutions de l’État.

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L'express quotidien du 30/07//2026

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