Le président Abdelmadjid Tebboune a salué la visite du pape Léon XIV en Algérie, qu’il a qualifiée de succès majeur à forte portée historique. Il a mis en avant sa dimension symbolique dans la reconnaissance de l’ancrage civilisationnel du pays et le renforcement des relations avec le Vatican.
Lors de son entrevue périodique avec des médias nationaux, diffusée samedi soir sur les chaînes de télévision et de radio nationales, le président Abdelmadjid Tebboune a exprimé sa grande satisfaction concernant la visite du pape Léon XIV en Algérie, qualifiant ce déplacement pontifical de succès majeur, marquant une étape importante dans le renforcement des relations entre l’Algérie et le Vatican.
Le président Tebboune a surtout insisté sur la portée historique de cette visite. Selon lui, le Souverain pontife a mis fin à un mythe longtemps entretenu par l’ancien colonisateur français, selon lequel la France aurait « créé » l’Algérie. « Sa Sainteté le Pape a une connaissance totale et précise de ce qui se passe en Algérie.
Il a dit publiquement que l’Algérie est ancrée dans l’histoire jusqu’à Saint Augustin, et bien avant », a déclaré le chef de l’État. Ces propos, prononcés publiquement par le pape, reconnaissent ainsi la profondeur civilisationnelle du pays, bien antérieure à la période coloniale.
Au cours de son séjour, Léon XIV a multiplié les déclarations soulignant le rôle et la richesse de l’Algérie. Il a décrit le pays comme un « carrefour des cultures et des religions », doté d’une « grande histoire depuis l’époque de Saint Augustin, et bien avant ». Le pape a également salué la résilience du peuple algérien, capable de surmonter une « histoire douloureuse marquée par des périodes de violence » avec courage et honneur.
Il a insisté sur l’importance du respect mutuel entre les peuples, condition, selon lui, d’un cheminement commun, et a exprimé sa confiance dans l’avenir : « L’avenir appartient aux hommes et aux femmes de paix » et « la justice triomphera toujours ». Le président Tebboune a, par ailleurs, relevé que ses entretiens avec le pape ont essentiellement porté sur les relations bilatérales, avec l’objectif d’en faire des liens « pérennes et enrichissants pour les deux parties ».
Il a remercié chaleureusement son hôte pour cette visite riche en « moments mémorables », notamment son bain de foule. Le chef de l’État a également apprécié la parfaite connaissance qu’a le pape de la situation de l’Algérie et des efforts culturels du pays.
Répondant à des spéculations selon lesquelles le Souverain Pontife aurait été porteur de messages de dirigeants européens, le président a fermement réfuté ces allégations, qui n’ont d’autre objectif que de ternir cette visite.
Il a rappelé que le pape se situe au-dessus de telles considérations et adhère pleinement au principe du respect de la souveraineté et de la liberté d’autrui.
Pour le président de la République, la visite du pape constitue un moment fort dans la relecture de l’histoire nationale et dans l’affirmation de l’identité algérienne sur la scène internationale.

