Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé que l’Algérie est engagée dans une dynamique de développement économique durable, portée par la diversification des secteurs productifs et les exportations hors hydrocarbures, appelant à accélérer la transformation locale des ressources et à consolider les réformes engagées pour renforcer les équilibres financiers du pays.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé que l’Algérie a atteint « un niveau de développement irréversible », soutenu par des indicateurs économiques positifs, tout en appelant à consolider cette dynamique à travers la diversification de l’économie nationale et le renforcement des exportations hors hydrocarbures.
Lors de son entrevue périodique avec des représentants de la presse nationale, diffusée samedi soir, le chef de l’État a souligné que la prochaine étape consiste à engager une véritable transformation économique fondée sur la valorisation des ressources nationales, notamment par le développement des industries de transformation, l’augmentation de la valeur ajoutée et la création d’emplois.
Il a rappelé que la diversification de l’économie, longtemps restée à l’état de slogan, est désormais une réalité, portée par la compétitivité croissante de plusieurs secteurs industriels qui stimulent les exportations hors hydrocarbures.
L’Algérie ambitionne d’atteindre entre 8 et 9 milliards de dollars d’exportations annuelles dans ce domaine, notamment dans l’électroménager, la sidérurgie et l’agroalimentaire, des secteurs en expansion sur les marchés extérieurs. Le président a également salué l’objectif fixé par le Conseil du renouveau économique algérien (CREA) d’atteindre près de 30 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures à l’horizon 2030, estimant que ces perspectives permettront de renforcer les équilibres financiers de l’État.
Sur le plan financier, il a relevé que les réformes engagées par l’État ont été reconnues par le Groupe d’action financière (GAFI), qui s’est dit satisfait des progrès réalisés par l’Algérie, avec la perspective d’une sortie de la liste grise après finalisation des procédures nécessaires.
Concernant la modernisation des moyens de paiement, le président a indiqué que la transition vers le paiement électronique se fera progressivement, tout en mettant en garde contre les risques liés à la circulation de fausse monnaie et à la thésaurisation hors circuit bancaire.
Il a réaffirmé le principe de transformation locale des matières premières, minières et agricoles, afin de créer davantage de richesse et de renforcer le tissu industriel national.
Dans ce cadre, il a mis en avant des projets structurants, notamment celui de Bled El Hadba, destiné à valoriser le phosphate à travers la production d’engrais et de produits dérivés, tout en générant des emplois.
Il a également évoqué d’autres ressources minières à exploiter à terme, ainsi que la poursuite des efforts d’exploration des hydrocarbures, y compris offshore et dans le Sud, dans une logique de développement équilibré.
Enfin, le président a rappelé que les projets miniers et les infrastructures ferroviaires vers le Sud s’inscrivent dans une vision nationale cohérente, visant un développement durable et créateur d’emplois.
Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les quelque 250 000 diplômés universitaires annuels dans le tissu économique, en vue de bâtir une économie diversifiée, fondée sur l’initiative et moins dépendante des hydrocarbures.

