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Hydrocarbures: Alger et Kinshasa ouvrent un nouveau chapitre de coopération

L’Algérie et la République démocratique du Congo (RDC) ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération énergétique en signant, hier, un accord-cadre dans le domaine des hydrocarbures.

Cet accord vient couronner les échanges menés entre les deux délégations dans le cadre de la visite de la ministre congolaise à Alger. Selon le ministère, il traduit la volonté partagée des deux pays de consolider leurs relations de coopération et d’élargir les perspectives de partenariat dans un secteur stratégique pour leurs économies respectives.

Il s’inscrit également dans une démarche visant à soutenir l’intégration énergétique du continent africain. L’accord dont il s’agit  prévoit la mise en place d’un cadre institutionnel permanent destiné à développer la coopération bilatérale sur l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie des hydrocarbures. Cette coopération reposera notamment sur l’échange d’expériences, de compétences et de bonnes pratiques, ainsi que sur le renforcement des liens entre les organismes, institutions et entreprises opérant dans ce secteur dans les deux pays.

Les domaines couverts par cet accord sont particulièrement vastes. Ils englobent notamment l’exploration et la production d’hydrocarbures, le développement des champs pétroliers et gaziers, les activités de raffinage et de pétrochimie, la commercialisation et la distribution des produits pétroliers ainsi que du gaz naturel liquéfié.

Les services pétroliers et logistiques liés à l’industrie des hydrocarbures figurent également parmi les axes de coopération retenus. Le développement des ressources humaines constitue l’un des volets majeurs de ce partenariat. L’accord prévoit ainsi la mise en œuvre de programmes de formation et de perfectionnement, l’échange d’experts et de formateurs ainsi que la valorisation de l’expérience algérienne dans les domaines du transfert de technologie et du renforcement des capacités.

Cette coopération pourra notamment s’appuyer sur les entreprises spécialisées du secteur ainsi que sur les différents instituts de formation relevant de l’industrie pétrolière et gazière algérienne, reconnus pour leur expertise dans la préparation des compétences techniques. Les deux parties entendent également renforcer leur collaboration dans le développement des infrastructures énergétiques, le transport des hydrocarbures par pipelines, les capacités de stockage ainsi que les systèmes de contrôle et de surveillance technique.

La gestion des données géologiques et des bases de données liées aux hydrocarbures figure également parmi les domaines ciblés, tout comme l’échange d’expertise en matière de sécurité industrielle, de santé, d’environnement et de gestion des risques.

Face aux mutations profondes que connaît actuellement l’industrie énergétique mondiale, l’Algérie et la RDC ont convenu d’élargir leur coopération aux domaines de la transformation numérique, de l’innovation technologique, de l’intelligence artificielle ainsi que de la recherche et du développement.

L’objectif affiché est d’améliorer les performances opérationnelles, d’optimiser la rentabilité des projets et de renforcer la compétitivité du secteur des hydrocarbures dans les deux pays. Sur le plan continental, Alger et Kinshasa ont également réaffirmé leur volonté de renforcer leur coordination au sein de l’Organisation africaine des pays producteurs de pétrole (APPO) et de l’Union africaine (UA).

Les deux pays ont exprimé leur engagement à soutenir les initiatives et projets énergétiques africains destinés à renforcer la sécurité énergétique du continent et à promouvoir un développement durable.

La signature de cet accord intervient à l’occasion de la visite de travail qu’effectue en Algérie, du 29 mai au 3 juin, la ministre d’État congolaise des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo. Celle-ci conduit une importante délégation composée de responsables de son département ministériel ainsi que de cadres de la Société nationale des hydrocarbures de la RDC (Sonahydroc).

Cette visite répond à une invitation de Mohamed Arkab et s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de coopération et de partenariat entre les deux pays dans le domaine énergétique.

Selon le ministère, ce déplacement vise à ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration, notamment dans les secteurs de la recherche, de l’exploration, de la production, du raffinage, de la pétrochimie, du gaz naturel ainsi que de la formation et du développement des ressources humaines.

Le programme comprend plusieurs rencontres et séances de travail techniques entre les responsables des deux pays. La ministre congolaise doit notamment s’entretenir avec Mohamed Arkab ainsi qu’avec les dirigeants de Sonatrach, d’Alnaft et de l’Autorité de régulation des hydrocarbures.

La délégation congolaise effectuera également plusieurs visites de terrain au niveau d’installations énergétiques et d’établissements de formation relevant du secteur.

Ces déplacements permettront à ses membres de s’informer sur l’expérience algérienne dans le développement des industries pétrolière et gazière, la formation des compétences et la maîtrise des différents maillons de la chaîne de valeur des hydrocarbures.

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L'express quotidien du 02/06//2026

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