Les perspectives de l’économie nationale continuent de s’améliorer selon l’institution financière panafricaine, qui prévoit une croissance de 4,1 % en 2026 et de 4,2 % en 2027, tout en soulignant la solidité des fondamentaux macroéconomiques du pays.
Dans son rapport « Perspectives économiques en Afrique 2026 », présenté lors de ses assemblées annuelles à Brazzaville, capitale du Congo, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour l’Algérie, tablant désormais sur une nette progression du produit intérieur brut (PIB).
Ces estimations sont nettement supérieures aux précédentes projections de la Banque, qui anticipait une croissance de 3,4 % pour 2026. Cette révision constitue un signal positif pour l’économie nationale et rejoint les hypothèses retenues dans la loi de finances 2026, qui prévoit également une croissance de 4,1 %.
Elle confirme la capacité de l’Algérie à maintenir une dynamique de croissance dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes sur les marchés énergétiques.
Selon la BAD, l’économie algérienne a enregistré une croissance de 3,3 % en 2025 et de 3,6 % en 2024, portée principalement par le dynamisme des secteurs hors hydrocarbures, notamment l’industrie manufacturière, l’agriculture et les services, ainsi que par le maintien d’un niveau élevé d’investissement public et de consommation des ménages.
L’un des principaux enseignements du rapport concerne également le net recul de l’inflation. Après avoir atteint 4,4 % en 2024, la hausse des prix est tombée à seulement 1,7 % en 2025, portée par l’accalmie observée sur les prix des produits alimentaires.
Cette amélioration a permis à la Banque d’Algérie d’assouplir sa politique monétaire afin de soutenir davantage l’activité économique. La BAD met aussi en avant la solidité de plusieurs indicateurs macroéconomiques.
Les réserves de change ont atteint 47,1 milliards de dollars à la fin de l’année 2025, représentant plus de quinze mois d’importations. L’institution relève également la faiblesse de la dette extérieure, qui demeure inférieure à 2 % du PIB, tandis que la dette publique totale reste contenue autour de 48 % du PIB.
Ces performances permettent à l’Algérie de figurer parmi les économies africaines les plus résilientes face aux chocs extérieurs. La BAD souligne notamment le rôle croissant des activités hors hydrocarbures dans la création de richesse, ainsi que les efforts engagés en matière de diversification économique et de développement industriel.
Pour les années à venir, la Banque estime que le maintien d’une croissance soutenue dépendra de la poursuite des réformes économiques, de l’amélioration de l’environnement des affaires et du développement de nouvelles sources de financement.
L’institution recommande notamment le renforcement de la mobilisation des recettes hors hydrocarbures, le développement du marché financier, le recours accru aux partenariats public-privé ainsi que l’exploitation des opportunités offertes par la transition énergétique.
Pour la BAD, l’Algérie dispose aujourd’hui de fondamentaux macroéconomiques solides, mais la consolidation de cette dynamique passera par une accélération de la diversification économique afin de réduire progressivement la dépendance aux revenus pétroliers et gaziers.

