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Le FMI met en lumière les progrès accomplis par l’Algérie

Au-delà des équilibres macroéconomiques, le Fonds monétaire international (FMI) s’intéresse également à la qualité de la gouvernance. Lors de sa mission en Algérie, ses experts ont passé en revue les réformes menées en matière de transparence, d’intégrité et de prévention de la corruption, désormais considérées comme des outils essentiels de l’attractivité économique.

Après plusieurs rencontres avec les principaux responsables des secteurs économiques, la mission du Fonds monétaire international (FMI) a poursuivi, cette semaine, ses consultations en Algérie en accordant une attention particulière aux questions de gouvernance et de transparence.

Dans ce cadre, la présidente de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mousserati, a reçu la délégation du Fonds, conduite par Charalambos Tsangarides, afin d’échanger sur les réformes engagées par l’Algérie dans ce domaine.

Des réformes récemment saluées par le Groupe d’action financière (GAFI). Selon un communiqué de la Haute Autorité, les discussions ont porté sur les missions de l’institution, les mécanismes mis en place pour prévenir la corruption et promouvoir la transparence dans la gestion publique, ainsi que sur les dispositifs de contrôle des déclarations de patrimoine, le traitement des signalements, les actions de sensibilisation et les programmes de coopération avec les différentes institutions de l’État.

Les membres de la délégation ont également été informés des actions menées pour diffuser les principes de bonne gouvernance et d’intégrité au sein des administrations et des établissements publics, dans le cadre « des réformes engagées par l’Algérie, sous la conduite du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en matière de renforcement de la transparence, de la bonne gouvernance et de la prévention de la corruption », précise la même source.

À cet égard, le communiqué rappelle la concrétisation de l’engagement du président de la République en faveur de « la moralisation de la vie publique, de la lutte contre la corruption et de l’adaptation du système législatif national aux normes internationales, notamment à travers la création de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, outre le lancement de plusieurs initiatives visant à ancrer la culture de l’intégrité et à renforcer le système national de prévention de la corruption ».

Mme Mousserati a, en outre, « présenté les résultats préliminaires enregistrés au niveau de plusieurs secteurs ministériels et établissements, notamment à travers l’ancrage de la culture de la prévention de la corruption, le renforcement des mécanismes de conformité et de transparence, ainsi que l’amélioration de la performance institutionnelle, contribuant ainsi à la consécration des principes de bonne gouvernance et à l’amélioration de la qualité du service public », ajoute le communiqué.

Les membres de la mission du FMI ont également échangé avec les cadres de la Haute Autorité sur « les mécanismes de contrôle, le renforcement de la transparence et de la prévention de la corruption, ainsi que sur le rôle joué par cette institution dans l’accompagnement des réformes institutionnelles visant à consolider la bonne gouvernance et à améliorer la performance publique », conclut le communiqué.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des consultations menées par le FMI au titre de l’article IV de ses statuts. L’intérêt accordé aux questions de gouvernance et de transparence intervient dans un contexte particulièrement favorable pour l’Algérie.

Le 19 juin dernier, le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé le retrait de l’Algérie de sa liste des juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée, communément appelée « liste grise ». Cette décision est venue sanctionner l’achèvement du plan d’action convenu avec l’organisation internationale en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

Cette sortie de la liste grise constitue une étape importante pour l’image financière du pays. Elle traduit les progrès réalisés dans le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration de la supervision des secteurs exposés aux risques, le développement des investigations financières, le renforcement des mécanismes de confiscation des avoirs criminels, ainsi que l’amélioration de la transparence sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales.

Ces avancées s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation de la gouvernance économique engagée ces dernières années. Plusieurs réformes ont été entreprises afin de renforcer la transparence de la gestion publique, de moderniser les finances de l’État, d’accélérer la numérisation des administrations, d’améliorer le climat des affaires et de rapprocher le cadre réglementaire algérien des standards internationaux.

Dans ce contexte, les consultations du FMI avec la Haute Autorité de transparence prennent une dimension particulière. Elles témoignent de l’intérêt porté par les institutions financières internationales aux réformes engagées par l’Algérie pour consolider la gouvernance publique, renforcer l’intégrité des institutions et améliorer la transparence, autant d’éléments devenus déterminants dans l’évaluation de la solidité et de l’attractivité des économies.

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L'express quotidien du 27/08//2026

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