La production algérienne de gaz naturel a progressé de 4,2 % au cours du premier semestre 2026, atteignant 54,01 milliards de mètres cubes, contre 51,81 milliards de mètres cubes durant la même période de 2025.
La production de gaz naturel de l’Algérie a enregistré une hausse de 4,2 % au premier semestre 2026, soit une augmentation de 2,2 milliards de mètres cubes, atteignant ainsi son niveau le plus élevé pour cette période depuis trois ans.
Cette hausse intervient dans un contexte marqué également par une progression de la consommation intérieure et des exportations de gaz, selon les dernières données de l’Energy Research Unit, basée à Washington.
Cette progression s’est accompagnée d’une hausse de la consommation nationale de gaz. Celle-ci a augmenté de 6,3 %, pour atteindre 28,49 milliards de mètres cubes au cours des six premiers mois de 2026, contre 26,81 milliards de mètres cubes durant la même période de l’année précédente.
La consommation intérieure a ainsi représenté environ 53 % de la production algérienne de gaz au premier semestre 2026. La production d’électricité constitue le principal moteur de cette demande, le secteur électrique algérien dépendant du gaz naturel à hauteur de près de 99 %.
Face à cette forte dépendance, l’Algérie œuvre à accroître progressivement la part des énergies renouvelables, notamment de l’énergie solaire, dans son mix électrique. L’objectif est de réduire la consommation de gaz destinée à la production d’électricité et de dégager davantage de volumes pour les exportations, notamment vers le marché européen.
Dans ce cadre, l’Algérie a inauguré en mai dernier ses deux plus grandes centrales solaires, représentant une capacité cumulée de 400 MW, dans le cadre de la première phase de son programme national de développement de l’énergie solaire.
Le programme prévoit l’installation de 3,2 GW de capacités solaires supplémentaires à l’horizon 2027, contribuant ainsi à la diversification du mix énergétique national et à une meilleure valorisation des ressources gazières.
La progression de la production gazière au premier semestre 2026 a été soutenue par une augmentation de la production sur une base annuelle durant l’ensemble des mois de la période, à l’exception de juin dernier.
En juin 2026, la production de gaz naturel a ainsi reculé de 0,4 %, s’établissant à 8,17 milliards de mètres cubes, contre 8,20 milliards de mètres cubes durant le même mois de 2025, selon les données de la Joint Organisations Data Initiative (JODI).
À titre de comparaison, la production mensuelle algérienne de gaz avait atteint son plus haut niveau historique en mars 2023, avec 13,18 milliards de mètres cubes. Elle s’en est toutefois rapprochée en janvier 2026, avec une production de 10,437 milliards de mètres cubes.
Sur le volet des exportations, les ventes algériennes de gaz naturel, par gazoduc et sous forme de GNL, ont progressé de 2,4 % au premier semestre 2026, pour atteindre 23,97 milliards de mètres cubes, contre 23,40 milliards de mètres cubes durant la même période de 2025.
Cette hausse a été principalement portée par les exportations de gaz par gazoduc, qui représentent la grande majorité des exportations algériennes, tandis que les expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL) ont diminué en raison notamment d’opérations de maintenance.
Pour le seul mois de juin 2026, les exportations algériennes de gaz par gazoduc ont atteint 3,06 milliards de mètres cubes, contre 2,95 milliards de mètres cubes durant le même mois de 2025.
Dans le même temps, les exportations de GNL se sont établies à 899 millions de mètres cubes, contre environ 1 milliard de mètres cubes un an auparavant.
Les dernières données périodiques de l’Energy Research Unit font également état d’un recul des exportations algériennes de GNL au premier semestre 2026. Celles-ci ont diminué de 6,5 %, pour s’établir à 4,47 millions de tonnes, soit l’équivalent d’environ 6,1 milliards de mètres cubes.
Cette évolution intervient alors que l’Algérie cherche à consolider sa position de fournisseur énergétique de l’Europe, tout en développant les énergies renouvelables afin de préserver une part accrue de sa production gazière pour l’exportation.

