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L’Algérie parmi les géants mondiaux du gaz de schiste

Le potentiel gazier non conventionnel de l’Algérie continue de retenir l’attention des organismes américains spécialisés dans les ressources énergétiques. Dans une nouvelle évaluation, le Service géologique des États-Unis (United States Geological Survey – USGS) estime que le bassin du Grand Erg/Ahnet renferme, en moyenne, 80 100 milliards de pieds cubes de gaz de schiste non découverts et techniquement récupérables, soit 2 268 milliards de m³, auxquels s’ajoutent 275 millions de barils de liquides de gaz naturel.

 L’USGS précise, dans cette étude rendue publique en avril 2026, que ces volumes correspondent à des ressources potentielles établies à partir d’une analyse géologique. L’évaluation porte sur deux grands systèmes pétroliers, le Dévonien et le Silurien, deux périodes géologiques renfermant des schistes riches en matière organique.

Selon le modèle géologique retenu, ces formations ont d’abord généré du pétrole, puis du gaz au cours de leur évolution. Une partie de ce gaz serait restée piégée dans les schistes après les phénomènes de soulèvement, d’érosion et de migration des hydrocarbures, formant ainsi des accumulations susceptibles d’être exploitées grâce aux techniques de production des hydrocarbures non conventionnels.

L’étude couvre huit unités géologiques réparties dans les bassins de Timimoun, Ahnet, Sbaa, Oued Mya et Benoud-Melrhir. Les ressources les plus importantes sont localisées dans le bassin de Timimoun (Silurien), avec un potentiel moyen estimé à 776 milliards de m³, suivi du bassin de Timimoun (Dévonien), avec 561 milliards de m³.

Viennent ensuite le bassin d’Ahnet, avec 272 milliards de m³ dans le Silurien et 153 milliards de m³ dans le Dévonien, le bassin d’Oued Mya avec 244 milliards de m³, le bassin de Benoud-Melrhir avec 144 milliards de m³, ainsi que le bassin de Sbaa, dont le potentiel est estimé à 62 milliards de m³ dans le Silurien et à 54 milliards de m³ dans le Dévonien.

L’USGS souligne que le volume total des ressources techniquement récupérables pourrait varier entre 13 700 milliards et 191 200 milliards de pieds cubes, soit entre 388 et 5 415 milliards de m³, pour une estimation moyenne de 80 100 milliards de pieds cubes, équivalant à 2 268 milliards de m³.

Cette étude s’inscrit dans la continuité des travaux menés depuis plus d’une décennie par les organismes américains sur le potentiel non conventionnel de l’Algérie.

En 2013, l’Energy Information Administration (EIA), l’Administration américaine d’information sur l’énergie, s’appuyant sur une étude du cabinet Advanced Resources International (ARI), avait estimé à 20 020 milliards de m³ les ressources techniquement récupérables en gaz de schiste de l’Algérie.

Cette évaluation plaçait alors le pays au troisième rang mondial, derrière la Chine et l’Argentine. Alors que l’étude de l’EIA portait sur l’ensemble des principaux bassins de schiste du pays, celle de l’USGS se concentre exclusivement sur le bassin du Grand Erg/Ahnet.

Cette nouvelle publication confirme l’intérêt constant que suscitent les bassins sahariens algériens auprès des organismes scientifiques internationaux spécialisés. Elle actualise les connaissances sur l’une des principales régions gazières du pays, tout en rappelant que les volumes avancés correspondent à un potentiel géologique techniquement récupérable.

Leur éventuelle valorisation dépendra toutefois des conditions économiques, technologiques et industrielles, ainsi que des choix stratégiques qui seront retenus en matière de développement énergétique.

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L'express quotidien du 20/07//2026

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