Les relations bilatérales et économiques entre Alger et Washington restent solides et s’inscrivent dans une logique de dialogue permanent sur les questions internationales, notamment sécuritaires, ainsi que sur les dossiers géopolitiques régionaux et internationaux. C’est ce que devraient confirmer et consolider les entretiens à Alger du sous-secrétaire d’État américain Christopher Landau, lors de sa visite officielle prévue pour demain.
Selon un communiqué publié vendredi par le département d’État américain, « le sous-secrétaire d’État Christopher Landau se rendra en Algérie » à partir du 27 avril.
« En Algérie, le sous-secrétaire d’État rencontrera des responsables algériens afin de discuter de l’approfondissement des relations bilatérales, notamment des efforts communs visant à traiter les questions de sécurité régionale et des accords commerciaux importants conclus avec des entreprises américaines », précise la même source, ajoutant que cette visite met en relief l’engagement des États-Unis à soutenir la stabilité régionale et à étendre les partenariats économiques et stratégiques en Afrique du Nord.
À Washington, Alger demeure un partenaire fiable et un pays ami de longue date, depuis les premiers jours de l’indépendance des États-Unis. Plus concrètement, l’administration américaine souhaite maintenir et développer ses relations multiformes avec l’Algérie, considérée comme un acteur pivot politique et économique, notamment dans le domaine des hydrocarbures dans la région maghrébine.
Cette orientation a été réaffirmée par le chargé d’affaires américain à Alger, Mark A. Shapiro, lors de son retour en poste en mars dernier. Il avait alors exprimé la volonté de renforcer la coopération bilatérale, en particulier dans les secteurs économique, agricole, sécuritaire et culturel.
Le diplomate américain, déjà en poste à Alger entre 2007 et 2009, a souligné « la profondeur des relations entre l’Algérie et les États-Unis, qui revêt une grande importance pour Washington ». Il a également insisté sur la nécessité de développer davantage la coopération dans les domaines économique, agricole et sécuritaire.
Sur le plan commercial, les échanges entre les deux pays ont atteint environ 3,5 milliards de dollars, couvrant l’agriculture, le transfert de technologies et l’agro-industrie. Plus d’une centaine d’entreprises américaines sont actives en Algérie dans des secteurs diversifiés, notamment les hydrocarbures et les technologies, confirmant la densité d’un partenariat économique durable.
Le volet sécuritaire demeure également central, notamment dans la région sahélo-saharienne et maghrébine, où les deux pays partagent des préoccupations communes, en particulier face aux enjeux liés à la stabilité régionale et à la lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, la question du Sahara occidental continue de constituer un dossier sensible dans les discussions internationales, les États-Unis réaffirmant leur attachement aux cadres onusiens de règlement des conflits.
Fin janvier, le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait échangé avec le ministre algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf. Les deux parties avaient alors salué « la dynamique positive enregistrée par les relations algéro-américaines » et convenu de renforcer la coopération dans des secteurs prioritaires tels que la défense, l’énergie, l’agriculture, ainsi que la science et la technologie.
Ces échanges s’inscrivent dans une continuité diplomatique marquée par une volonté partagée de maintenir des canaux de dialogue réguliers et une coopération multiforme entre Alger et Washington. La visite de Christopher Landau à Alger participe ainsi de cette dynamique, confirmant l’ancrage d’un partenariat appelé à se renforcer dans plusieurs domaines stratégiques.

