Le lancement officiel des travaux du tronçon algérien du Gazoduc transsaharien (TSGP) a suscité un important intérêt médiatique à travers plusieurs régions du monde.
Au cours des derniers jours, de nombreuses agences de presse et publications spécialisées ont mis en avant la portée stratégique de cette infrastructure, appelée à relier le Nigeria à l’Europe via le Niger et l’Algérie.
La cérémonie supervisée à Aoulef, dans la wilaya d’Adrar, par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, en présence du ministre nigérian des Ressources pétrolières chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, et du ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a été largement relayée à l’international.
Les médias ont insisté sur l’entrée du projet dans une phase concrète de réalisation. En Italie, ANSA et Agenzia Nova ont consacré plusieurs dépêches à l’événement. Les deux agences ont insisté sur les démarches engagées par Alger, Abuja et Niamey pour accélérer la mise en œuvre du projet.
Agenzia Nova a notamment souligné que le TSGP, long de plus de 4 000 kilomètres, permettra d’acheminer le gaz africain vers l’Europe grâce aux infrastructures méditerranéennes existantes, notamment en direction de l’Italie et de l’Espagne. Selon le média italien, cette infrastructure renforcera également le rôle de l’Algérie comme carrefour énergétique entre l’Afrique subsaharienne et l’Europe.
L’agence officielle chinoise Chine Nouvelle (Xinhua) a qualifié, pour sa part, le lancement des travaux d’« avancée significative pour l’un des plus grands projets d’infrastructures énergétiques en Afrique ».
Elle a également mis en avant la tenue à Alger de la cinquième réunion ministérielle du Comité de pilotage du projet, estimant qu’elle reflète la détermination des trois pays partenaires à faire aboutir le TSGP. Du côté de la Russie, l’agence Sputnik a estimé que le gazoduc Nigeria-Algérie « franchit une étape décisive » avec le démarrage du tronçon algérien, marquant le passage du projet à sa phase opérationnelle.
L’agence américaine Bloomberg, citée par l’APS, a mis l’accent sur les enjeux de sécurité énergétique européenne. Selon le média, le TSGP pourrait contribuer à diversifier les sources d’approvisionnement en gaz du continent européen tout en consolidant la position de l’Algérie comme plateforme énergétique régionale et principal corridor d’acheminement du gaz africain vers les marchés européens.
En Asie du Sud-Est, l’Agence vietnamienne d’information (VNA) a présenté le TSGP comme l’un des corridors énergétiques les plus emblématiques de la stratégie énergétique africaine. Elle a souligné que cette infrastructure revêt une importance stratégique non seulement pour les trois pays concernés, mais également pour l’ensemble du secteur énergétique africain, dans un contexte de demande mondiale croissante en sources d’énergie diversifiées.
La VNA rappelle également que le projet s’inscrit dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), dont il constitue un instrument d’intégration économique et infrastructurelle régionale. L’agence turque Anadolu a, de son côté, qualifié le TSGP de « projet énergétique majeur destiné à acheminer le gaz nigérian vers l’Europe à travers le Niger et l’Algérie ».
Reprenant les déclarations du ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, elle a souligné que cette infrastructure s’inscrit dans la vision du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à renforcer la coopération africaine et à promouvoir l’intégration énergétique du continent.
D’autres publications se sont également intéressées à cette nouvelle étape du projet. Le média panafricain Construction Review Online a présenté le TSGP comme une infrastructure susceptible de transformer durablement le paysage énergétique africain. Il souligne que le projet, dont le coût est estimé à près de 13 milliards de dollars, devrait favoriser le développement des infrastructures régionales.
Au Nigeria, le quotidien Leadership a insisté sur les bénéfices attendus pour l’économie nigériane, estimant que le gazoduc permettra une meilleure valorisation des importantes réserves gazières du pays et renforcera sa place sur les marchés énergétiques internationaux.
L’agence spécialisée Ecofin Agency a, quant à elle, souligné que le lancement du tronçon algérien marque le passage du TSGP du stade des études à celui de la concrétisation. Elle relève que la validation de l’étude de faisabilité actualisée et le démarrage des travaux témoignent d’une volonté politique renouvelée des trois États partenaires après plusieurs années de reports.
De Rome à Pékin, de Moscou à Hanoï, d’Ankara à Lagos, la couverture médiatique récente consacrée au TSGP traduit la perception d’un projet qui dépasse désormais le cadre d’une simple infrastructure gazière pour devenir un levier d’intégration africaine, un instrument de valorisation des ressources du continent et un nouvel élément de l’équation de la sécurité énergétique mondiale.

