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BAC 2026: Toutes les dispositions prises pour la réussite de l’examen à l’échelle national

Le ministre de l’Education nationale, Mohamed Seghir Saadaoui, a donné, hier, le coup d’envoi officiel des épreuves du Baccalauréat (session juin 2026), depuis le lycée « Colonel-Amirouche » dans la wilaya de Tizi Ouzou. Durant cinq jours, 876 171 candidats composeront  à travers 2973 centres d’examen, sous la supervision de 227 278 encadreurs.

Le ministre de tutelle a supervisé, en compagnie du wali de Tizi Ouzou, Aboubakr Esseddik Boucetta, et des autorités locales, l’ouverture des plis contenant le sujet de l’épreuve de langue arabe, donnant ainsi le coup d’envoi officiel de l’examen. Dans ce cadre, M. Saadaoui s’est enquis des différentes dispositions organisationnelles et logistiques mises en place au niveau du centre d’examen, où il a pris connaissance des mesures prises pour assurer le déroulement de cet important rendez-vous éducatif dans les meilleures conditions. Le ministre a expliqué que le secteur « a veillé à réunir toutes les conditions afin que les candidats  passent l’examen dans de bonnes conditions, appelant  les directions de l’éducation de toutes les wilayas du pays à offrir les meilleures conditions pour le déroulement de cet examen.

« L’organisation des examens officiels, avec à leur tête le baccalauréat, constitue une mission nationale à laquelle participent plusieurs instances et institutions de l’État. Notre devoir est de réunir les meilleures conditions à même de permettre aux candidats de passer cet examen dans un climat serein et propice », a-t-il dit  dans une déclaration à la presse.  M. Saadaoui s’est dit optimiste quant à la réussite des candidats à cet examen, estimant qu’ils « feront preuve des plus beaux exemples d’assiduité et de discipline à travers l’ensemble du territoire national », se disant confiant quant à l’obtention de bons résultats, qui viendront couronner les efforts consentis tout au long de l’année scolaire.

Le ministre a fait savoir dans un autre contexte, que le processus de préparation de l’examen du baccalauréat s’est déroulé avec « zéro papier ». Une politique qui s’inscrit, a-t-il précisé, dans le cadre de « la stratégie nationale de transformation numérique et d’interconnexion entre les secteurs ». M. Saadaoui a également rappelé le souci du secteur de garantir le déroulement de cet examen décisif dans les meilleures conditions pour l’ensemble des candidats, en particulier les personnes aux besoins spécifiques, les malades ainsi que les candidats issus des établissements pénitentiaires, et ce, à travers « la prise de mesures adaptées à chaque catégorie »

Coupure d’internet uniquement au niveau des centres d’examens

Pour garantir l’intégrité de l’examen ainsi que l’égalité des chances entre les candidats, le ministère a pris une batterie de  mesures dont l’interdiction d’introduire des téléphones portables ou tout autre moyen de communication électronique dans les centres et salles d’examen, pour les candidats ainsi que pour les personnels chargés de l’encadrement.  M. Saadaoui  a également,  indiqué que plusieurs nouvelles mesures ont été mises  en place afin de lutter contre la fraude et prévenir toute tentative de fuite des sujets. Parmi les nouvelles dispositions prises figure la restriction de la coupure d’Internet aux seuls centres d’examen. Contrairement aux années précédentes, où la coupure concernait également les abords des centres d’examen, celle-ci est désormais limitée uniquement à l’intérieur des centres d’examen. Selon le premier responsable du secteur, cette mesure permet aux citoyens, aux entreprises ainsi qu’aux différentes institutions de continuer à utiliser Internet normalement, sans interruption ni perturbation des services, tout en préservant la sécurité et l’intégrité de l’examen.

 Grâce aux nouvelles technologies, le secteur est désormais capable de détecter instantanément tout candidat qui enfreint les règles d’intégrité des épreuves. « Il est possible d’identifier les fraudeurs en temps réel », a affirmé le ministre. « Nous pouvons contacter directement le directeur de l’éducation pour lui signaler que dans tel centre, tel candidat utilise un téléphone de manière illégale. » M. Saadaoui a toutefois exprimé son souhait que son département n’y arrive pas à ce stade. Ce dernier mise plutôt sur « la prise de conscience des élèves » pour ne pas parler à l’avenir de la triche. Le ministre s’est par ailleurs, félicité de la « maturité des candidats », qui s’est traduite par l’absence des campagnes de désinformation qui polluaient autrefois les réseaux sociaux à la veille des examens, où la publication de faux sujets déstabilisait fréquemment les élèves et nuisait à leur concentration.

Quant à l’éventualité d’envoyer les fraudeurs dans des centres de rééducation, le ministre a réitéré que le secteur ne souhaitait  pas en arriver à de telles extrémités. « Mais si le candidat s’entête à tricher, il devra en assumer les conséquences », a fermement averti M. Saadaoui.

Intégration de 3 800 postes supplémentaires au concours de recrutement des enseignants

La Fonction publique a intégré 3 800 postes supplémentaires au concours de recrutement des enseignants, portant ainsi le nombre total de postes budgétaires  à 64 000 postes, a révélé Mohamed Sghir Saadaoui.

 Ce dernier a  rappelé que le ministère de l’Education a annoncé  fin 2025  l’ouverture d’un concours pour le recrutement de 40 500 enseignants. Plus d’un million de candidats s’est inscrit à ce concours. Face à ce nombre important d’inscrits,  la Fonction publique a décidé, au départ, d’intégrer les postes financiers prévus pour l’année 2026 dans le concours actuel, sans qu’il soit nécessaire d’organiser un nouveau concours pour l’année 2026. Une mesure qui avait  permis de porter le nombre total de postes budgétaires à 61 000, après l’intégration de 20 000 postes supplémentaires.

 Par la suite, les services de la Fonction publique ont accordé une « autorisation exceptionnelle pour l’intégration de 3 800 nouveaux postes afin de répondre aux besoins croissants du secteur, ce qui porte le nombre global à 64 000 postes », a-t-il révélé.  Le ministre a tenu à préciser que les enseignants contractuels avaient participé à ce concours au même titre que les autres candidats, précisant qu’« il n’y a pas d’intégration directe » pour cette catégorie. M. Saadaoui a  insisté sur le fait que le recrutement reposera exclusivement sur les résultats du concours, le mérite et la preuve des compétences. Il a en revanche  précisé que l’expérience professionnelle des enseignants contractuels a été intégrée aux critères d’évaluation. Cette mesure leur permet de bénéficier de points bonus en reconnaissance des années de service accomplies au sein du secteur.

La révision du programme sur la table

La  Direction générale de l’Éducation  se penche actuellement sur la  réforme du programme et du système éducatif. «  Le dossier est actuellement à l’étude au sein de la Direction générale de l’Éducation », a fait savoir le ministre.  Il  a souligné à ce sujet,  la diversité certains  modèles éducatifs se concentrent exclusivement sur les matières fondamentales, tandis que d’autres s’appuient sur un système de coefficients. « Grâce au modèle actuel, l’Algérie s’est hissée à un niveau respectable, reconnu par les instances internationales », a-t-il rappelé avant de préciser : « Il n’est donc pas aisé de renoncer à cet acquis en basculant vers un autre système. Il a souligné que des  élèves et étudiants qui ont suivi leurs cursus dans des établissements algériens avec le programme actuel, ont brillé  à des concours internationaux organisés à l’étranger. »

Pour autant, cela ne nous empêche pas d’apporter toutes les améliorations nécessaires au programme en vigueur. Il a dans ce sens fait savoir que son secteur  travaille actuellement sur la qualité des programmes, notamment sur la nature des connaissances dispensées à l’élève. Il a souligné que certaines matières comportent des cours qui nécessitent aujourd’hui une mise à jour, en fonction des évolutions et des nouvelles méthodes scientifiques. Le ministre a affirmé : « Nous travaillons à présent à offrir une plus large place aux activités culturelles, particulièrement dans le cycle primaire. »

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L'express quotidien du 27/08//2026

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