Segment stratégique du méga-projet « Baladna », la production de lait infantile se pose désormais comme une priorité quasi absolue, s’agissant de satisfaire la demande nationale. D’où l’importance de la rencontre tenue avant-hier à Alger entre un panel algéro-qatari de haut rang.
En effet, le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, en compagnie de la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nacima Arhab, a reçu une délégation qatarie conduite par le PDG du groupe qatari Power International Holding, Ramez Al-Khayyat.
Cette délégation était composée de responsables de la société UCC Holding, filiale du groupe, du président du conseil d’administration de la société « Baladna El Djazair », et de cadres du ministère, a indiqué un communiqué du ministère. C’est dire l’importance de ce conclave, dont l’objet était notamment de booster ce segment du projet.
À cette occasion, Kourtel a réaffirmé, en premier lieu, l’engagement de son département à accompagner le projet de production de lait infantile. Le ministre a, dans cette veine, souligné sa volonté d’accompagner le projet en assurant la coordination entre les différentes parties prenantes, afin de permettre sa concrétisation dans les meilleures conditions et d’établir un partenariat équilibré et fructueux, fondé sur le principe du gagnant-gagnant.
Selon la même source, cette rencontre a été consacrée à l’examen de l’état d’avancement des procédures liées à la concrétisation du projet qui devrait, à terme, contribuer à « satisfaire les besoins du marché national, à renforcer la production nationale et à réduire la facture des importations », a-t-elle relevé.
Par ailleurs, il a également été mis en avant l’importance d’accompagner le projet par le secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels, à travers des programmes de formation spécialisés et adaptés à ses besoins.
Ceux-ci devraient contribuer à fournir une main-d’œuvre algérienne compétente, à répondre aux exigences du projet en matière de compétences et de ressources humaines et à renforcer l’intégration locale.
In fine, à l’issue de la rencontre, les deux parties sont convenues de poursuivre la coordination et les consultations autour du projet, tout en œuvrant à finaliser les procédures nécessaires à sa concrétisation dans les meilleurs délais. Il serait utile de rappeler, enfin, que le projet en question est porté conjointement par la société qatarie UCC Holding, filiale du groupe Power International Holding, et le groupe public Madar.
De son côté, Baladna El Djazair, également filiale du groupe qatari, est chargée d’assurer l’approvisionnement de l’usine en lait destiné à servir de matière première. Par ailleurs, il convient de rappeler qu’en parallèle, et le même jour, le groupe laitier « Giplait » a signé un protocole d’accord avec la société biélorusse « Bellakt », qui devrait permettre l’échange d’informations entre les deux parties, en prélude à la création d’une joint-venture pour la production de lait infantile en Algérie.
