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Alger

Les hydrocarbures renflouent les caisses de l’État

Portées par la hausse des cours du pétrole, les ressources tirées des hydrocarbures confortent les finances publiques. À fin septembre 2026, les recettes des exportations d’hydrocarbures ont atteint 37,5 milliards de dollars, tandis que la fiscalité pétrolière a dépassé les prévisions de la loi de finances pour l’année en cours.

Le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a présenté hier, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), les principaux indicateurs du secteur à fin septembre 2026, ainsi que les prévisions de recettes et de dépenses pour 2027, dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances pour l’année à venir.

Son exposé a également porté sur les perspectives du secteur à l’horizon 2030, jugées prometteuses au regard de l’important programme d’investissement prévu au cours des prochaines années.

Celui-ci vise à renforcer la production nationale, à développer la transformation locale des hydrocarbures et à soutenir la diversification industrielle. Présentant le cadrage financier pour 2027, Mohamed Arkab a indiqué que les prévisions de recettes de la fiscalité pétrolière s’établissaient à 2 652 milliards de dinars, sur la base d’un prix de référence du baril de pétrole fixé à 60 dollars.

Le budget du secteur est estimé à près de 63 milliards de dinars, destinés principalement au soutien des prix de l’eau dessalée et aux dépenses de fonctionnement de l’administration centrale.

Le ministre a ouvert son exposé en évoquant les incertitudes qui caractérisent les marchés internationaux des hydrocarbures, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques, les fluctuations des prix et les enjeux liés à la sécurité des approvisionnements. Dans ce contexte, le ministre a souligné que les recettes d’exportation des hydrocarbures avaient atteint 37,5 milliards de dollars à fin septembre 2026.

Il a précisé que le prix moyen du pétrole brut algérien s’était établi à environ 97 dollars le baril, en hausse de 37 % par rapport à la même période de 2025, tandis que le prix moyen du gaz commercialisé avait atteint 11,3 dollars par million de BTU.

« Cette évolution s’est répercutée sur les recettes de la fiscalité pétrolière, qui se sont élevées à 2 841 milliards de dinars, soit environ 105 % des prévisions inscrites dans la loi de finances pour 2026, fixées à 2 698 milliards de dinars. »

Sur le plan de l’exploration, Sonatrach a réalisé 17 nouvelles découvertes par ses propres moyens en 2026. Les investissements de la compagnie nationale ont dépassé 6 milliards de dollars à fin septembre, contre 5,3 milliards de dollars durant la même période de 2025, soit une progression de 21 %.

Mohamed Arkab a également mis en avant la position de l’Algérie en tant que « fournisseur fiable de gaz naturel », soulignant la progression de la demande européenne pour le gaz algérien. Il a évoqué « le renouvellement et la signature de contrats d’approvisionnement à long terme avec plusieurs partenaires, dont l’Italie, l’Espagne, la Slovénie, la République tchèque et l’Allemagne ».

Dans le cadre de l’appel d’offres international « Algeria Bid Round 2026 », lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), sept périmètres d’exploration sont proposés dans les wilayas de Ouargla, d’Illizi, de Touggourt et d’El Bayadh. « Près de 60 compagnies ont manifesté leur intérêt, dont 21 ont rempli les conditions requises pour accéder aux dossiers de données techniques disponibles dans les salles de données virtuelles depuis le 1er juin 2026. »

Le ministre a également cité les partenaires internationaux de Sonatrach dans le cadre de la loi n° 19-13 relative aux activités d’hydrocarbures, parmi lesquels figurent l’italien Eni, l’indonésien Pertamina, l’espagnol Repsol, le chinois Sinopec et l’américain Occidental Petroleum.

Par ailleurs, Mohamed Arkab a rappelé qu’un contrat de forage avait été signé au Niger entre la filiale de Sonatrach ENAFOR et la société Sipex, dans le cadre du développement des activités de la compagnie nationale à l’international.

Concernant le gazoduc transsaharien (TSGP), le ministre a indiqué que les négociations se poursuivaient conformément au calendrier prévu. Il a rappelé que les travaux du tronçon algérien avaient été lancés à Adrar le 4 juin 2026, à la suite de la cinquième réunion ministérielle consacrée au projet, tenue à Alger le 3 juin.

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L'express quotidien du 18/10//2026

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