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L’aquaculture, l’autre défi

L’aquaculture participe selon des experts à l’approvisionnement des marchés à travers le territoire national, en déversant six à sept tonnes par jour de produits d’aquaculture.

Ces quantités et ce qui est attendu de l’augmentation de la production permettront le relèvement de consommation par individu. Les progrès de l’aquaculture profiteront également à l’industrie de transformation et aux activités connexes.

Rachid Annan, expert en économie, cité dans une dépêche de l’APS, a expliqué que cette activité a généré plus de 100 millions DA en 2021, en recettes fiscales et on prévoit 260 millions de DA en 2024.

La filière aquacole à Chlef illustre clairement, à travers les résultats réalisés sur le terrain, le 18e engagement du Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, relatif à la garantie de la sécurité alimentaire, la couverture des besoins nationaux et le développement urgent de la production piscicole par la création de postes d’emploi, de la richesse et de revenus au profit de l’Etat, outre l’octroi d’incitations fiscales, à la transformation et l’industrialisation des ressources halieutiques.

Les efforts des autorités locales en la matière se poursuivent par l’examen en cours des demandes de réalisation de trois nouveaux projets de fermes marines, un projet d’écloserie de poissons et d’aliments dans la commune de Beni Haoua, et une ferme d’élevage du Tilapia dans la région de Branssia, attendue à l’entrée en exploitation et production à la fin octobre prochain, avec une capacité de production de 32 tonnes/an, selon la cheffe du service aquaculture, Sadek Zahra.

La filière aquacole à Chlef fait partie des secteurs clés dans lesquels l’Algérie nouvelle a démontré l’efficience des mesures et réformes décidées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, pour relancer le secteur, l’économie nationale et la sécurité alimentaire, d’une part, et d’autre part s’orienter vers une «Transformation bleue», au diapason de la vision de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du plan de développement durable 2030, qui affirme le rôle de la pêche et de l’aquaculture dans la garantie de la sécurité alimentaire, mais aussi dans un développement durable aux plans économique, social et environnemental.

Allant dans ce sens, les autorités supérieures du pays ont octroyé des facilitations et incitations fiscales en réponse aux doléances des professionnels du secteur, dont la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée pour les investisseurs du domaine, dans le lancement de nouveaux investissements.

Au plan national, d’autres régions du pays, s’intéressent et s’engagent dans cette activité. Au plan mondial, selon l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’aquaculture est l’un des systèmes de production vivrière qui progresse le plus. Actuellement, elle est surtout pratiquée dans les pays en développement, et l’on prévoit qu’elle devrait continuer à jouer un rôle déterminant en ce qui concerne la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté.

La grande majorité des pratiques aquacoles appliquées dans le monde procurent d’importants avantages au plan nutritionnel et social, alors
que les coûts pour l’environnement qui en résultent sont généralement nuls ou négligeables. D’où, toute expérience est la bienvenue pour le développement d’une aquaculture responsable et durable.

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L'express quotidien du 11/12//2025

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