Le gouvernement donne un coup d’accélérateur au déploiement de la fibre optique afin de moderniser les infrastructures nationales de télécommunications et remplacer progressivement le réseau cuivre. Ce vaste chantier stratégique vise à généraliser l’accès au haut et très haut débit, améliorer la qualité de service et accompagner la transformation numérique de l’économie nationale.
Le gouvernement veut remplacer intégralement le réseau cuivre par la fibre optique d’ici à la fin de l’année en cours, ou au plus tard début 2027. Plus de 3,4 millions de foyers sont déjà raccordés à la fibre optique jusqu’au domicile (FTTH), a indiqué hier le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, lors de la célébration de la Journée mondiale des télécommunications et de la société de l’information.
Lors d’une cérémonie organisée au siège de la Direction générale d’Algérie Télécom à Alger, le ministre a révélé que le parc des abonnés à la téléphonie et à l’internet fixe a dépassé les 7 millions, dont plus de 3,4 millions déjà raccordés à la fibre optique.
Il a souligné que cette dynamique devrait s’accélérer afin de garantir un accès plus équitable au haut débit et à des services numériques de qualité, sans distinction géographique ou sociale.
Selon Zerrouki, l’abandon du cuivre au profit de la fibre optique traduit une transformation profonde dans l’accès des ménages, des institutions, des établissements éducatifs et des opérateurs économiques aux services numériques de nouvelle génération.
Cette orientation s’inscrit dans une stratégie nationale visant à bâtir un système de télécommunications « résilient, inclusif et adapté aux mutations technologiques rapides ». Le ministre a également mis en avant les avancées enregistrées dans les télécommunications mobiles.
L’Algérie compte désormais plus de 54 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, dont plus de 51 millions à l’internet mobile. Avec le déploiement de la 5G, le secteur ambitionne de soutenir le développement de l’économie numérique, de l’intelligence artificielle, de l’Internet des objets et des services à forte valeur ajoutée.
La couverture des zones éloignées demeure, selon lui, une priorité. Le programme de raccordement de 1 400 localités est en voie d’achèvement, tandis qu’une nouvelle phase est en préparation pour couvrir les régions restantes.
Dans cette optique, l’Algérie a également ouvert son marché à l’internet par satellite en orbite non géostationnaire (NGSO), présenté comme une solution complémentaire destinée notamment aux zones sahariennes, rurales et difficiles d’accès.

