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Quand l’Énergie renforce la relation algéro-allemande

À quelques semaines de la visite d’État du président Abdelmadjid Tebboune en Allemagne, à l’invitation de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, la coopération algéro-allemande a enregistré un rebond considérable, en particulier dans le secteur stratégique de l’énergie.

Certes, les deux pays travaillent de concert depuis longtemps sur des projets énergétiques, notamment dans le domaine des énergies vertes, mais cette fois-ci, le curseur est monté de plusieurs crans avec la signature, au cours des deux dernières semaines, de deux importants accords portant notamment sur la numérisation du secteur.

Plus concrètement, le premier accord vise à numériser et à moderniser le réseau électrique algérien, tandis que le second, conclu entre le groupe Sonatrach et l’entreprise allemande VNG AG, porte sur le développement de projets d’hydrogène vert ainsi que sur la réduction des émissions de méthane en Algérie.

Ces accords sont, par ailleurs, entièrement financés par le ministère fédéral allemand de la Coopération économique. À terme, l’objectif est d’intégrer de nouveaux systèmes destinés à accompagner la transition énergétique de l’Algérie, faisant ainsi de l’Allemagne un partenaire industriel et technique solide et durable.

Les deux pays entrent, de fait, dans une nouvelle phase de coopération, aussi bien technique qu’industrielle, politique et diplomatique. Certes, le principal moteur de cette coopération demeure le secteur énergétique, notamment les énergies vertes.

Mais cette dynamique traduit également la profondeur des relations politiques privilégiées qu’entretiennent Alger et Berlin, une relation particulière qui remonte à la guerre de Libération et qui se trouve aujourd’hui revitalisée par un climat de confiance mutuelle.

La prochaine visite du président Tebboune en Allemagne devrait ainsi consolider et approfondir cette coopération multiforme. Il convient de rappeler qu’en 2025, le premier Sommet d’investissement algéro-allemand avait déjà permis la signature de plusieurs mémorandums d’entente dans des domaines aussi variés que l’industrie et le numérique.

Les relations de coopération, mais aussi d’amitié, entre l’Algérie et l’Allemagne devraient encore se densifier avec l’exploration de nouveaux secteurs industriels lors de cette visite d’État. Berlin demeure en effet l’un des partenaires européens les plus constants d’Alger, tant dans le domaine énergétique que dans celui de l’industrie, confortant ainsi une relation historique avec un acteur majeur du Maghreb et de l’Afrique.

À ceux qui en doutent, il convient de rappeler l’excellence de la coopération énergétique entre les deux pays à travers le projet ambitieux du Corridor Sud H2, auquel participent également l’Italie et l’Autriche.

Ce projet prévoit la réalisation d’un gazoduc de 3 300 kilomètres destiné, à terme, à acheminer de l’hydrogène vert produit en Algérie vers les marchés européens.

L’Algérie a engagé une démarche ambitieuse en faveur des énergies renouvelables, notamment de l’hydrogène vert, afin de diversifier son mix énergétique, de proposer des solutions durables face aux défis environnementaux et de contribuer à l’effort mondial de lutte contre le changement climatique.

C’est dans cette perspective qu’Alger a lancé, en 2023, en partenariat avec l’Allemagne, sa stratégie nationale de développement de l’hydrogène vert.

Si l’Algérie demeure un important producteur d’énergies fossiles, elle a néanmoins amorcé, conformément aux engagements internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment du dioxyde de carbone et du méthane, une transition progressive vers les énergies propres.

Cette évolution s’appuie sur ses propres capacités techniques et financières, mais également sur des financements et des partenariats internationaux. L’objectif est de produire, à court et moyen termes, des quantités significatives d’hydrogène vert, avec un horizon fixé aux années 2040, avant d’exporter cette énergie vers les marchés européens, notamment grâce au Corridor Sud H2.

L’ensemble de cette stratégie de transition énergétique, fondée sur le développement de l’hydrogène vert, est conduit en étroite collaboration avec plusieurs entreprises allemandes.

Il faut rappeler que l’Allemagne figure parmi les leaders mondiaux dans les technologies liées aux énergies renouvelables, aux solutions décarbonées et aux procédés industriels à faible empreinte carbone.

La coopération énergétique entre Alger et Berlin devrait ainsi connaître une nouvelle impulsion à l’occasion de la visite d’État que le président Abdelmadjid Tebboune effectuera en Allemagne au mois de juillet prochain.

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L'express quotidien du 27/08//2026

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