L’Algérie confirme, une nouvelle fois, qu’elle demeure un acteur central de la stabilité au Sahel. Les propos du chef du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), le général Michael Langley, ne relèvent pas de la simple courtoisie diplomatique.
En saluant le rôle « pivot » et « primordial » de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme, Washington reconnaît une réalité forgée par des décennies d’expérience face à l’extrémisme et par une vision privilégiant les solutions durables aux réponses de circonstance. Cette reconnaissance intervient alors que la situation sécuritaire au Sahel connaît une nouvelle dégradation.
Après leurs revers militaires, les groupes terroristes ont changé de mode opératoire. Embuscades, exécutions de prisonniers et campagnes de propagande sont devenues leurs principales armes. Les images insoutenables diffusées par le Jnim après ses attaques contre des soldats maliens illustrent la brutalité d’organisations dont l’objectif n’est pas de gouverner, mais d’entretenir le chaos dans une région déjà fragilisée.
Les attaques qui se multiplient, du Mali au Niger jusqu’aux frontières du Burkina Faso, rappellent que la menace est transfrontalière et qu’elle exige une réponse collective. Depuis toujours, l’Algérie défend une approche fondée sur un principe simple : la sécurité ne peut être durable sans développement.
C’est dans cet esprit qu’elle accompagne plusieurs pays voisins à travers des projets structurants, notamment au Niger, où sont en cours de réalisation un centre d’études islamiques, un centre d’hémodialyse et une polyclinique dans la région d’Agadez.
Ces infrastructures s’ajoutent aux grands projets énergétiques engagés entre les deux pays, à l’image du gazoduc transsaharien, de la centrale électrique de Niamey et de l’exploitation conjointe du champ pétrolier d’Afar.
Cette coopération traduit une conviction constante : lutter contre la pauvreté, améliorer les services publics et créer des perspectives économiques constituent également des remparts contre le terrorisme.
Dans le même temps, Alger a choisi la voie du dialogue avec le Mali. Après plus d’une année de tensions diplomatiques, les deux pays ont normalisé leurs relations, rouvert leur espace aérien et procédé au retour de leurs ambassadeurs.
Ce rapprochement illustre la volonté de l’Algérie de privilégier la concertation chaque fois qu’elle sert les intérêts des peuples et contribue à la stabilité régionale. Le soutien exprimé par le général Michael Langley vient ainsi conforter une ligne politique que l’Algérie défend avec constance depuis de nombreuses années.
Son expérience dans la lutte antiterroriste, son attachement au principe de non-ingérence, son engagement diplomatique et ses investissements en faveur du développement des pays voisins font d’elle un partenaire incontournable pour la sécurité et la stabilité du Sahel.
À l’heure où les violences persistent et où les rivalités géopolitiques compliquent davantage la situation régionale, cette stratégie apparaît plus que jamais comme l’une des approches les plus crédibles pour bâtir une paix durable au bénéfice de l’ensemble du Sahel.

