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Alger

Sonatrach muscle sa production

Un nouveau contrat de production et de services pétroliers a été signé mardi à Alger, à travers deux accords portant sur le développement du champ de Hassi Bir Rekaiz, dans le bassin de Berkine (Ouargla et El Oued).

Le premier accord concerne un contrat d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC) entre le groupe algérien Sonatrach et la compagnie thaïlandaise PTTEP, partenaires dans l’exploitation du champ de Hassi Bir Rekaiz. Il a été conclu avec le consortium composé de la société égyptienne Petrojet et de la société algérienne ARKAD, en vue du développement du champ.

Le montant de ce contrat est estimé à un milliard de dollars. Le projet prévoit la construction, dans un délai de 39 mois, d’une nouvelle station de traitement de pétrole d’une capacité supérieure à 31.000 barils/jour, ainsi que des installations annexes dédiées au traitement du gaz et des eaux de production.

L’exploitation du gisement de Hassi Bir Rekaiz a démarré en juin 2022 avec une capacité de 13.000 barils par jour, avant d’atteindre 17.000 barils par jour quatorze mois plus tard. La deuxième phase, objet de cet accord, doit porter la production à 30.000 barils/jour en septembre 2029, puis à 60.000 barils en décembre 2031.

Dans le détail, l’accord EPC porte sur les volets ingénierie, approvisionnement et construction, attribués par l’association Sonatrach-PTTEP au consortium Petrojet-ARKAD. Le second accord est un mémorandum d’entente signé entre Sonatrach et l’Autorité générale égyptienne du pétrole (EGPC), ouvrant la voie à des ventes de brut et de produits raffinés vers le marché égyptien.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, du PDG de Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, ainsi que du ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Ibrahim Ali Badawi. Le contrat EPC concerne la deuxième phase de développement du champ de Hassi Bir Rekaiz, situé au nord du bassin de Berkine, à cheval sur les wilayas d’Ouargla et d’El Oued.

Ce périmètre figure parmi les plus importants du portefeuille amont algérien. La compagnie thaïlandaise PTTEP, partenaire historique de Sonatrach sur le bloc voisin de Bir Seba, est impliquée dans l’exploitation aux côtés du groupe algérien. Le champ de Hassi Bir Rekaiz fait l’objet d’études et de campagnes de retraitement depuis plus d’une décennie.

Ce contrat d’un milliard de dollars met en évidence les importantes potentialités des gisements pétroliers algériens, où opèrent depuis plusieurs années des consortiums italiens, américains, asiatiques et britanniques. Le bassin de Berkine, situé au nord-est de la plateforme saharienne entre El Oued et Ouargla, constitue l’un des principaux bassins producteurs d’hydrocarbures du pays.

Il abrite également le mégagisement d’El Merk, deuxième plus grand gisement pétrolier d’Algérie après Hassi Messaoud, avec une production globale dépassant 300.000 barils par jour. Les réserves y sont estimées à environ 1,2 milliard de barils, dont près de 40% récupérables, soit environ 647 millions de barils.

Le gisement de Hassi Messaoud, également situé dans le bassin de Berkine, demeure le plus grand champ pétrolier d’Algérie et du continent africain. Le contrat signé mardi entre Sonatrach et PTTEP intervient par ailleurs dans le sillage du Bid Round 2026, portant sur sept périmètres d’exploration sahariens, avec dépôt des offres prévu avant le 26 novembre 2026 et signature des contrats fixée au 31 janvier 2027.

Six des sept périmètres seront attribués sous forme de contrats de partage de production, et un sous forme de participation. La phase II de Hassi Bir Rekaiz est ainsi présentée comme une vitrine pour les investisseurs étrangers observant l’évolution du secteur en Algérie.

Par ailleurs, cette signature intervient à la veille d’une rencontre internationale prévue à Alger du 11 au 13 mai, réunissant experts et professionnels de l’énergie autour des enjeux de l’offshore.

Ce workshop, organisé par ALNAFT, sera consacré à l’exploration du deep et ultra-deep offshore algérien, avec un focus sur l’évaluation du potentiel géologique, les innovations en acquisition et interprétation des données géophysiques, ainsi que les perspectives d’investissement et de coopération.

Cette dynamique illustre la volonté de Sonatrach de valoriser l’ensemble des potentialités des gisements pétroliers et gaziers, aussi bien en onshore qu’en offshore.

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L'express quotidien du 07/05//2026

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