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Alger appelle à un partenariat afro-coréen tourné vers l’avenir

« L’Algérie est extrêmement fière de son partenariat stratégique exceptionnel et unique avec la République de Corée », a déclaré hier, lundi, dans la capitale coréenne, Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines.

Intervenant lors de la première journée des travaux du deuxième Sommet Afrique-Corée (1er et 2 juin 2026), qui se tient à Séoul, il a ajouté que cette année marque le 20e anniversaire de ce partenariat.

Pour l’Algérie, a-t-il insisté, « nous considérons ce partenariat bilatéral comme un pilier du partenariat global Afrique-Corée, d’autant plus qu’il englobe des projets qui dépassent le cadre purement bilatéral pour acquérir une dimension continentale, à l’instar de l’important projet de création du Centre africain des technologies de l’information, de la communication et des technologies avancées ».

Mieux encore, le chef de la diplomatie algérienne a expliqué devant ses homologues africains, son homologue coréen et les participants à ce deuxième Sommet Afrique-Corée que l’engagement de l’Algérie à renforcer son partenariat stratégique avec la République de Corée, « tant sur le plan du dynamisme que sur celui du contenu, demeure constant ».

Attaf a réaffirmé que l’Algérie, au-delà de la dimension bilatérale des relations entre les deux pays, demeure engagée dans « le développement et le renforcement du partenariat afro-coréen, un partenariat qui ne cesse de se diversifier et de s’élargir ». L’évaluation par l’Algérie des progrès accomplis dans le cadre du partenariat afro-coréen depuis le sommet conjoint de 2024 se résume, selon le ministre algérien, en deux mots : « satisfaction et ambition ».

« Satisfaction face aux progrès tangibles réalisés dans la mise en œuvre des directives et des engagements issus de ce sommet historique, et ambition de consolider les différentes dimensions de notre partenariat et d’en concrétiser les perspectives prometteuses, pour le bénéfice mutuel et certain des deux parties, l’Afrique et la Corée », a-t-il souligné.

Par ailleurs, les trois grands axes du discours de M. Attaf au deuxième Sommet Afrique-Corée se concentrent sur plusieurs points majeurs. Le premier concerne « notre satisfaction quant à la parfaite adéquation entre les buts et objectifs du partenariat afro-coréen et les priorités de développement inscrites dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine ».

Il a ainsi rendu hommage à « l’engagement remarquable dont a fait preuve la République de Corée pour soutenir et renforcer divers mécanismes d’action africaine conjointe, réaffirmant ainsi le principe de l’appropriation africaine de toutes les activités de coopération interafricaine ».

Le deuxième axe du discours concerne « notre appréciation de l’approche pragmatique qui caractérise ce partenariat, une approche clairement illustrée par les différents programmes et projets de coopération lancés pour faire progresser les priorités de notre continent africain dans plusieurs domaines vitaux, tels que le commerce intra-africain, les infrastructures, l’agriculture, l’industrie, les technologies modernes, la numérisation et l’innovation ».

Le troisième axe porte sur « notre grande ambition et notre aspiration encore plus grande à ce que le partenariat afro-coréen permette à notre continent de participer pleinement aux révolutions qui remodèlent actuellement l’économie mondiale dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la numérisation, de la robotique, des nanotechnologies et des énergies renouvelables ».

Enfin, il a souligné que « la priorité absolue à ce stade est d’empêcher l’Afrique de rester à l’écart de ces révolutions, tout comme elle a été exclue de la révolution industrielle sous le joug du colonialisme, puis de la révolution de l’information alors qu’elle était aux prises avec les effets persistants de ce même colonialisme ».

Éminemment pragmatique et fondé sur les réalités socio-économiques et politiques qui caractérisent actuellement les relations de l’Afrique avec les pays développés, M. Attaf a mis en avant un point central du développement intra-africain : la nécessité vitale d’industrialiser le continent et de l’arrimer à l’économie mondiale de la connaissance, du savoir et des technologies de pointe.

La Corée, l’un des pays les plus développés au monde, apparaît ainsi comme un partenaire de choix pour le développement multidimensionnel des pays africains, qui placent leurs espoirs de développement économique et technologique dans un partenariat sincère et mutuellement bénéfique avec les géants asiatiques : la Chine, le Japon et la Corée. L’Afrique est d’ailleurs liée par de nombreux projets de développement industriel, énergétique, financier et économique avec ces trois pays dans le cadre d’un partenariat « gagnant-gagnant ».

Outre la Corée, l’Afrique entretient également le TICAD, un partenariat multidimensionnel avec le Japon lancé en 1993, qui met l’accent sur le transfert de technologies, les investissements privés japonais en Afrique, le développement des infrastructures et le renforcement des systèmes de santé sur le continent.

Quant à la Chine, très présente en Afrique, elle demeure son premier partenaire commercial, avec des échanges annuels dépassant les 295 milliards de dollars. La coopération se concentre notamment sur l’accès aux minéraux critiques, le développement des infrastructures et une politique de droits de douane nuls permettant à 53 pays africains d’exporter leurs produits vers la Chine sans taxes.

Les travaux du deuxième Sommet Afrique-Corée (1er-2 juin 2026) doivent s’achever ce mardi par l’adoption de recommandations et d’une déclaration finale.

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L'express quotidien du 02/06//2026

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