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Alger et Oslo resserrent leurs liens

Les deux pays ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur coopération dans les hydrocarbures, la transition énergétique et les investissements, tout en ouvrant de nouvelles perspectives entre Sonatrach et Equinor dans l’exploration, la décarbonation et le transfert de technologies.

L’Algérie sort les grands moyens pour développer davantage son secteur des hydrocarbures, le hisser aux standards internationaux en matière de protection de l’environnement et, dans le même temps, accroître sa production grâce à des investissements ciblés et à des partenariats stratégiques.

Après la relance de la coopération avec l’Allemagne, notamment dans les domaines de la numérisation et de la décarbonation, c’est désormais le géant norvégien Equinor (ex-Statoil) qui manifeste un intérêt marqué pour le marché énergétique algérien.

Les relations historiques entre les deux pays étant en pleine dynamique, une importante délégation norvégienne, conduite par le secrétaire d’État au ministère de l’Énergie du Royaume de Norvège, Snorre Erichsen Skjevrak, a effectué une visite de travail de 48 heures à Alger, avec au cœur des discussions le renforcement du partenariat énergétique entre les deux pays.

Hier, le ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a reçu M. Snorre Erichsen Skjevrak au siège du ministère. Selon un communiqué du département ministériel, cette rencontre a permis de passer en revue « l’état de la coopération et du partenariat historique entre l’Algérie et la Norvège, notamment dans les domaines des hydrocarbures, des énergies renouvelables et de la transition énergétique », ainsi que « le rôle vital des deux pays dans le renforcement de la sécurité énergétique mondiale et l’approvisionnement du marché européen en énergie ».

Les deux parties ont, en outre, souligné « l’importance de renforcer la coopération bilatérale à travers l’encouragement des investissements directs, à la faveur des avantages et des incitations qu’offre le climat des affaires en Algérie aux opérateurs économiques étrangers », ajoute le communiqué.

La veille, lundi, la délégation norvégienne, comprenant notamment des responsables du groupe Equinor, avait été reçue par le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab.

Les discussions ont porté sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale ainsi que sur l’état des relations entre Sonatrach et Equinor. Dans le détail, les entretiens ont été consacrés aux nouvelles opportunités d’investissement, à l’élargissement des activités de recherche, d’exploration et de développement des gisements de pétrole et de gaz, ainsi qu’aux perspectives de coopération dans les domaines du gaz naturel, du gaz naturel liquéfié (GNL) et de la pétrochimie.

Énergie verte et échange d’expertises

Les discussions ont également porté, selon un communiqué du ministère de l’Énergie, sur les perspectives de coopération en matière de transition énergétique et de protection de l’environnement, notamment les projets de réduction des émissions de méthane et de dioxyde de carbone, les technologies de captage et de stockage du carbone, ainsi que les expertises norvégiennes dans les domaines de la décarbonation et du développement de solutions technologiques à faibles émissions, en appui aux efforts des deux pays en faveur du développement durable.

Les responsables de Sonatrach et d’Equinor ont, à cette occasion, salué les résultats de la récente visite de travail effectuée en Norvège par une délégation algérienne du secteur. Cette mission a permis de découvrir l’expérience norvégienne, considérée comme pionnière dans les domaines du captage et du stockage du carbone, du dessalement de l’eau de mer, ainsi que de la gouvernance et de la régulation du secteur des hydrocarbures.

Elle a également ouvert de nouvelles perspectives de coopération technique et d’investissement entre les deux pays. Sur le plan institutionnel, Alger et Oslo sont également convenus d’accélérer la coopération entre les ministères de l’Énergie des deux pays, notamment à travers la finalisation des concertations relatives au projet de mémorandum d’entente bilatéral.

Celui-ci devrait permettre d’instaurer un cadre permanent de coopération et d’échange d’expertises, tout en favorisant plusieurs initiatives économiques conjointes destinées à renforcer les partenariats entre les opérateurs économiques algériens et norvégiens, précise le communiqué du ministère.

Mohamed Arkab a, de son côté, réaffirmé « les efforts de l’Algérie pour améliorer le climat de l’investissement et garantir des conditions propices à l’attraction d’investissements de qualité ». Il a également présenté les avantages prévus par la loi relative aux hydrocarbures ainsi que par le cadre réglementaire en vigueur, mettant en avant la transparence, la stabilité juridique et les incitations offertes aux partenaires et investisseurs, sans oublier les opportunités disponibles dans les domaines de la recherche, du développement et du transfert de technologies.

La partie norvégienne, représentée par le secrétaire d’État au ministère de l’Énergie, s’est, pour sa part, déclarée satisfaite du niveau de coopération avec l’Algérie. Elle a réaffirmé la volonté de la Norvège et du groupe Equinor d’élargir les domaines de partenariat et d’investissement, notamment dans le développement des ressources énergétiques, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que dans l’échange d’expertises et de technologies de pointe.

Oslo a également salué la place de l’Algérie en tant que partenaire fiable et acteur majeur sur les marchés énergétiques régional et international. La coopération énergétique entre l’Algérie et la Norvège, notamment à travers les gisements d’In Amenas et d’In Salah exploités conjointement par Sonatrach et Equinor, devrait connaître une nouvelle impulsion avec la signature prochaine d’un mémorandum d’entente définissant un programme de relance de l’exploration et du développement de ces périmètres, conformément aux dispositions de la loi 19-13 régissant les activités d’hydrocarbures.

L’objectif est de prolonger cette coopération au-delà de l’échéance des contrats actuels, fixée à 2027. Au cœur de cette nouvelle dynamique entre Alger et Oslo figure également un dossier stratégique : le développement des investissements dans l’amont pétrolier et gazier en Algérie, mais aussi l’accélération de la transition énergétique, notamment à travers la méthanation, une technologie de production d’énergie verte dont le potentiel suscite un intérêt croissant sur les marchés internationaux.

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L'express quotidien du 27/08//2026

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