La Société nationale de récupération et de valorisation (SNRV) a entamé, à travers ses unités réparties sur l’ensemble du territoire national, la réception des transporteurs concernés par le retrait du service des bus vétustes, contribuant ainsi au renouvellement et à la modernisation du parc national de transport public.
Cette opération concerne les bus dont la durée d’exploitation dépasse les 30 ans, dans le cadre des efforts visant à améliorer le niveau des services de transport public, à renforcer les conditions de sécurité et de confort, ainsi que la qualité de service au profit des usagers.
La SNRV, dont les activités dans le domaine de la récupération remontent à 1966, est une entreprise nationale opérant dans la récupération, le traitement et la valorisation des déchets et des matières recyclables. Elle œuvre à la transformation des matériaux récupérés en ressources exploitables dans le circuit économique, conformément aux principes de l’économie circulaire.
Dans le cas des bus hors d’usage, cette opération revêt une importance majeure, étant donné qu’ils contiennent des quantités considérables de métaux, de fer, d’aluminium ainsi que divers composants et matériaux recyclables. Leur élimination de manière anarchique constituerait un gaspillage de ressources et une source de risques environnementaux.
A ce titre, la SNRV ne considère pas le véhicule usagé comme un simple moyen de transport ayant atteint la fin de sa durée d’exploitation, mais plutôt une ressource de matériaux récupérables, inscrite au cœur d’un procédé industriel visant à réinjecter de la valeur économique à ses composants.
Cette démarche s’aligne sur la stratégie nationale de promotion de l’économie circulaire visant à réduire le volume des déchets, à réinjecter des matières premières secondaires (MPM) dans l’industrie et à éradiquer les décharges sauvages de véhicules hors d’usage. L’opération revêt également une dimension environnementale, dans la mesure où la soumission des bus vétustes à un circuit structuré permet d’éviter leur abandon dans les espaces publics ou leur désossage anarchique, tout en garantissant le traitement des matériaux et composants selon des filières de récupération adaptées.
Ces bus sont rachetés « au poids et au prix métal» à leur propriétaire, et ce, en se référant au «barème mis en place par les domaines de l’État, a expliqué Abdelhak Bezahi, Président-Directeur Général de la SNRV dans une déclaration à la presse nationale.
La société dispose en outre d’un réseau d’unités réparties sur plusieurs régions du pays, comprenant des unités de récupération et de valorisation, ainsi que des structures spécialisées dans le pesage et le contrôle industriel, ce qui renforce sa capacité à prendre en charge les différentes opérations liées aux équipements et matériaux hors service.
Alors qu’il effectuait une visite de terrain à l’unité de récupération et de démolition de Rouïba pour s’enquérir de près de l’avancement des travaux et s’informer des conditions d’accueil des transporteurs et de prise en charge des véhicules concernés, M. Bezzahi a donné des instructions nécessaires pour garantir le bon déroulement des procédures et l’accompagnement des personnes concernées jusqu’à la délivrance d’une attestation justifiant le dépôt du véhicule auprès de l’entreprise publique, leur permettant ainsi de poursuivre les démarches d’acquisition du nouveau bus conformément à la réglementation en vigueur.

