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Dérives de l’extrême droite française: Ammar Belani dézingue Driencourt

Dans une publication sur sa page Facebook, Ammar Belani, connu pour son franc-parler et son érudition diplomatique avérée, pourfend l’extrême droite française et dézingue son désormais très zélé porte-parole, Xavier Driencourt.

Le diplomate algérien dénonce le révisionnisme de Xavier Driencourt et son ralliement à l’extrême droite, fustigeant les récentes prises de position de l’ex-ambassadeur français en Algérie. Mais pas que.

Belani accuse sans ambages sa cible du jour de ressusciter des projets coloniaux de partition depuis longtemps balayés par la lutte pour l’indépendance et de propager des thèses xénophobes contre la diaspora.

Le diplomate algérien met ainsi en lumière la reconversion politique de l’ancien ambassadeur de France à Alger auprès des cercles du Rassemblement national et des médias identitaires.

En cause, un texte récent dans lequel Driencourt exhume une vieille hypothèse de partition territoriale envisagée durant la guerre de Libération. Un projet colonial qui prévoyait la création d’enclaves françaises permanentes autour des métropoles côtières d’Alger et d’Oran, coupées du reste du pays par une frontière militarisée que Belani n’hésite pas à qualifier ironiquement d’équivalent d’un « mur de Berlin » colonial.

Pour Ammar Belani, l’ex-représentant français « franchit une ligne rouge en exprimant ouvertement des regrets quant au fait que le général de Gaulle n’ait pas appliqué ce démembrement territorial face à la souveraineté du peuple algérien », estimant que « cette posture révisionniste est perçue comme l’aveu indiscutable d’un ressentiment historique mal éteint, sans cesse alimenté lors de ses apparitions récurrentes sur les plateaux de télévision parisiens ».

Le diplomate algérien ne s’est pas limité à déconstruire les anachronismes historiques de son homologue de l’Hexagone, mais a également détaillé son basculement militant.

Ainsi, Belani s’est fait fort de rappeler que, retraité du Quai d’Orsay, Xavier Driencourt a intégré le comité stratégique d’organes de presse ancrés à l’extrême droite avant de devenir conseiller officiel des cadres du Rassemblement national pour les relations internationales, participant activement à la formation doctrinale des militants du parti.

Une reconversion dans laquelle Ammar Belani voit « la politisation d’un ancien ambassadeur ayant, par deux fois, occupé le poste diplomatique suprême à Alger, et dont les analyses actuelles reflètent désormais un agenda partisan axé sur la stigmatisation continue de l’Algérie et de ses institutions », a-t-il soutenu.

Belani s’indigne également face aux propos de Xavier Driencourt ciblant la communauté algérienne installée en France. De fait, en utilisant le concept de prétendues « poches algériennes » pour désigner certains quartiers de Marseille, l’ancien ambassadeur français se rend coupable « d’essentialiser les citoyens français d’origine algérienne et de les réduire à un corps étranger incompatible avec la République », estime Belani, qui dénonce, par la même occasion, « une adoption sans fard des théories complotistes du grand remplacement promues par les courants nationalistes ».

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L'express quotidien du 27/08//2026

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