Le mouvement étudiant de protestation contre l’offensive israélienne à Gaza continue de se répandre à travers le monde dans différentes universités, en ce début de mai 2024. La vague est partie des Etats‐Unis, le 17 février dernier, et concerne, ou a concerné, une quarantaine d’universités d’est en ouest du pays, rappelant le mouvement de protestation contre la guerre au Vietnam à la fin des années 60.
La grande et très réputée université de Manhattan est l’épicentre depuis deux semaines d’un mouvement national sur les campus américains, de part et d’autre des États‐Unis, en soutien à la cause palestinienne et vent debout contre la guerre que conduit Israël dans la bande de Gaza, face au Hamas. Après l’échec de négociations pour démanteler un campement de tentes occupées par des étudiants et militants pro‐palestiniens, la présidence de Columbia avait fixé un ultimatum (pour demain) pour « qu’ils partent ».
Vendredi dernier, la présidence de Columbia avait renoncé à faire évacuer par la police de New York le campement et s’était engagée à ne pas faire appel aux forces de l’ordre. En outre, un groupe d’étudiants de l’université américaine de Princeton a entamé, hier, une grève de la faim, en solidarité avec le peuple palestinien de la bande de Ghaza, soumise à une agression génocidaire sioniste depuis 211 jours.
« Nous avons entamé une grève de la faim en solidarité avec les Palestiniens de Ghaza, qui sont victimes du blocus (sioniste) continu », indiquent dans un communiqué les membres du « Camp de solidarité avec la Palestine» de l’université de Princeton. «La décision de la grève vient en réponse au refus de l’administration américaine de répondre à nos demandes, en retirant son soutien » à l’entité sioniste, y est‐il ajouté.
«Les données de l’ONU montrent que Ghaza abrite le plus grand nombre de personnes confrontées à une famine catastrophique », souligne le communiqué, notant que « des dizaines de personnes ont été contraintes d’utiliser des aliments pour animaux pour préparer leur pain et leur petit‐déjeuner pendant le mois de Ramadhan ».
Par ailleurs, les manifestants pro-palestiniens à l’Université de Lausanne, Suisse, sont autorisés à rester jusqu’à demain. En écho au mouvement d’occupation d’universités, des militants ont fait irruption ce jeudi soir dans l’un des bâtiments de l’Unil. Ils demandent un boycott académique des institutions israéliennes.
L’occupation promet de durer plusieurs jours. Par ailleurs, des étudiants de la prestigieuse université Trinity College de Dublin ont installé un campement sur le campus de l’établissement pour protester contre l’offensive militaire israélienne à Gaza, bloquant hier l’entrée d’un bâtiment qui attire habituellement de nombreux touristes.
Les manifestants ont décrit leur mobilisation comme un « campement en solidarité avec la Palestine », sur fonds de multiplication de ces mobilisations en Europe et aux États‐Unis.

