La campagne électorale pour les législatives du 2 juillet bat son plein à travers le pays. Dirigeants et militants des principaux partis politiques ont multiplié ces trois derniers jours les meetings, les réunions de proximité et les appels à la mobilisation, chacun cherchant à convaincre les citoyens de l’importance de ce scrutin pour l’avenir du pays.
Si les discours se multiplient à travers le territoire national en offrant une diversité de propositions et de thèmes, une constante se dégage, la volonté affichée par les formations politiques de renouer le lien de confiance avec l’électeur.
Le Front El-Moustakbal, dirigé par Fateh Boutbig, a ainsi insisté, lors d’un meeting à Djelfa, sur l’importance de la participation électorale pour élire un parlement « fort », capable de porter le développement et de construire la « nouvelle Algérie ».
Le parti propose un programme centré sur l’autonomisation des jeunes par l’investissement, la formation et l’innovation, avec pour objectif de bâtir « une économie productive, un système scolaire performant et une université innovante ».
Boutbig a également souligné que les candidats de son parti s’engagent à être « honnêtes, travailleurs et en contact permanent avec les citoyens ».De son côté, Abdelkader Bengrina, chef du mouvement Al Bina, a appelé, depuis Boumerdès, à une sélection rigoureuse des représentants du peuple, afin de consolider la souveraineté nationale et l’unité du pays.
Pour lui, la participation aux Législatives est un acte de stabilité pour les institutions de l’État et un rempart contre ceux qui cherchent à nuire à la nation. Son parti met en avant le soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, qu’il considère comme « le moteur du développement et de la construction d’une Algérie nouvelle et victorieuse ».
Le Front des forces socialistes (FFS), par la voix de Youcef Aouchiche, se positionne en « opposition constructive », promettant de mobiliser ses troupes pour créer la surprise et renforcer le processus démocratique par la participation citoyenne.
Youcef Aouchiche a réaffirmé l’engagement de son parti en faveur d’une « opposition constructive », capable de proposer des solutions pour l’intérêt général. Il a également mis l’accent sur la nécessité d’intensifier le travail de terrain pour attirer les électeurs et les informer du programme du FFS.
Des appels à la mobilisation et à la transparence
D’autres formations politiques ont également marqué leur présence sur le terrain. Mohamed Dhouibi, secrétaire général du mouvement Ennahda, a insisté à Skikda sur l’importance de voter pour des « candidats compétents », afin d’améliorer le fonctionnement du Parlement et de répondre aux préoccupations des citoyens. Pour lui, le représentant doit être un lien entre la population et les pouvoirs publics.
Mounir Bouden, secrétaire général du Rassemblement démocratique national (RND), a souligné, depuis Tlemcen, l’importance d’une large participation, notamment chez les jeunes, pour renforcer les institutions élues et consolider la pratique démocratique. Il a salué la loi électorale actuelle comme une étape vers plus de transparence et d’égalité des chances pour tous les participants.
Fatima Zahra Zerouati, la présidente de Tajamou Amel El-Djazaïr (TAJ), a exhorté les électeurs de Batna à choisir des candidats compétents, capables de transmettre fidèlement leurs préoccupations aux autorités. Elle a réitéré l’appel à une participation massive, afin de saisir cette opportunité démocratique.
Lamine Osmani, chef du parti Sawt El Shaab (Voix du Peuple), a mené une campagne de sensibilisation à Alger, insistant sur le devoir des élus d’écouter les citoyens et de défendre leurs intérêts au sein des institutions. Son parti a lancé une série de réunions de terrain pour renforcer le dialogue direct avec la population.
Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a officiellement lancé sa campagne électorale vendredi passé lors d’une rencontre au siège du parti à Tizi-Ouzou.
Dans une allocution, son président, Athmane Mazouz, a dénoncé les obstacles dressés devant les candidats, les partis et les électeurs, évoquant des listes éliminées, des candidatures rejetées, des contraintes administratives excessives et des procédures opaques.
Pour lui, ces pratiques remettent en cause le principe même de la souveraineté populaire et fragilisent la crédibilité du processus démocratique. Le RCD a présenté à cette occasion un programme électoral structuré autour de cent propositions, visant à redonner confiance, reconstruire l’État et remettre l’Algérie sur le chemin du développement.
Ce qui attire l’attention durant ces premiers jours de campagne, c’est l’unanimité des appels à une participation massive au vote. Les partis, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, insistent sur l’importance de ce scrutin pour l’avenir du pays.
Certains soulignent les défis liés à la crédibilité du processus électoral, tandis que d’autres mettent en avant leurs programmes et leur volonté de servir les citoyens. Pour tous, l’enjeu est le même, celui de convaincre les citoyens que leur voix compte, et que ces législatives peuvent être une étape vers une démocratie plus vivante, plus inclusive et plus efficace.

