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L’Algérie fait figure d’exception dans un contexte mondial assombri

Dans un contexte mondial dominé par le ralentissement économique, la Banque mondiale revoit à la hausse ses prévisions pour l’Algérie, qui se démarque comme l’une des rares économies à afficher une trajectoire plus favorable.

Alors que la Banque mondiale a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour une grande partie de l’économie mondiale, l’Algérie figure parmi les rares pays à échapper à cette tendance.

Dans son rapport Global Economic Prospects, publié le 11 juin dernier, l’institution financière internationale a relevé ses perspectives de croissance pour l’économie algérienne dans le chapitre consacré à la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).

La Banque mondiale table désormais sur une croissance de 3,7 % en 2026 pour l’Algérie, contre 3,5 % dans ses projections publiées en janvier dernier, soit une révision à la hausse de 0,2 point de pourcentage. Cette amélioration intervient dans un contexte international marqué par un net ralentissement de l’activité économique et par une multiplication des incertitudes géopolitiques.

Le rapport souligne que cette évolution favorable devrait contribuer au maintien des équilibres macroéconomiques du pays à court terme, dans le sillage de la hausse des prix des hydrocarbures, laquelle se traduit par une progression des recettes d’exportation « Les prévisions pour 2026 ont été relevées depuis janvier pour les exportateurs d’hydrocarbures qui ne sont pas directement impliqués dans le conflit, à savoir l’Algérie et la Libye, principalement en raison de la hausse des prix de l’énergie », indique la Banque mondiale.

L’Algérie apparaît ainsi comme l’un des rares exportateurs d’hydrocarbures de la région à tirer profit, dans l’immédiat, des nouvelles conditions du marché pétrolier et gazier, à contre-courant de la tendance générale aux révisions baissières observée à l’échelle mondiale.

Dans la région MENA, les perspectives économiques ont été affectées par les tensions géopolitiques persistantes ainsi que par le ralentissement de plusieurs économies. Malgré ce contexte, l’Algérie et la Libye demeurent les deux principaux exportateurs d’hydrocarbures dont les prévisions de croissance ont été revues à la hausse.

L’institution estime que cette conjoncture plus favorable devrait permettre aux pays concernés d’améliorer leurs équilibres macroéconomiques, notamment grâce à l’augmentation des recettes générées par les exportations d’hydrocarbures. Au-delà de l’effet lié aux prix de l’énergie, la Banque mondiale met également en avant plusieurs facteurs de soutien à la croissance.

Les pays exportateurs d’énergie de la région devraient bénéficier d’une reprise de la production d’hydrocarbures, de la poursuite des investissements dans les infrastructures ainsi que de l’expansion progressive des activités hors hydrocarbures.

Avec une croissance attendue de 3,7 %, l’économie algérienne se situerait également au-dessus de la moyenne mondiale projetée par la Banque mondiale pour 2026, estimée à 2,5 %, dans un environnement économique international particulièrement incertain.

Si les perspectives apparaissent plus favorables à court terme, la Banque mondiale rappelle toutefois que cette amélioration demeure étroitement liée à l’évolution des marchés pétrolier et gazier.

Les performances des économies exportatrices d’hydrocarbures, dont l’Algérie, restent ainsi tributaires des fluctuations des prix de l’énergie et des ajustements de production susceptibles d’intervenir sur les marchés internationaux.

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L'express quotidien du 18/06//2026

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