À moins d’un mois du scrutin législatif du 2 juillet, l’Algérie poursuit méthodiquement la préparation d’une échéance politique majeure qui s’inscrit dans la continuité du processus de consolidation institutionnelle engagé ces dernières années.
Les différentes annonces intervenues ce week-end témoignent d’une mobilisation globale des institutions de l’État afin de garantir les meilleures conditions d’organisation de ce rendez-vous démocratique.
L’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a ainsi rappelé aux listes de candidats, qu’elles soient partisanes ou indépendantes, les obligations liées au financement de la campagne électorale. La désignation d’un trésorier de campagne, l’ouverture d’un compte bancaire unique et le contrôle des ressources financières constituent autant de mécanismes destinés à renforcer la transparence et l’intégrité du scrutin.
Ces dispositions traduisent la volonté des pouvoirs publics de consolider les règles de bonne gouvernance électorale et de prémunir la compétition politique contre toute dérive.
Dans le même esprit, le tirage au sort des créneaux d’expression directe dans les médias audiovisuels publics a marqué une nouvelle étape importante. Organisée pour la première fois de manière entièrement électronique, cette opération a permis d’assurer une répartition équitable du temps de parole entre les différentes listes candidates.
Plus de 1 100 heures de diffusion seront mobilisées à travers les chaînes de télévision, les radios nationales et les 48 radios locales, offrant ainsi aux candidats un accès inédit aux électeurs sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger. La signature de la Charte d’éthique des pratiques électorales par les représentants des partis et des listes indépendantes vient également renforcer le cadre moral de la compétition.
À travers cet engagement, les candidats sont appelés à privilégier un discours responsable, respectueux des lois et des principes de concurrence loyale qui fondent toute pratique démocratique moderne.
Parallèlement, l’Assemblée populaire nationale a apporté des éclaircissements sur la suspension temporaire de certaines activités législatives et de contrôle durant la campagne électorale. Loin de constituer une limitation de l’action parlementaire, cette mesure répond à des impératifs d’organisation, de neutralité et d’égalité des chances entre les candidats.
Elle vise notamment à éviter toute instrumentalisation des institutions dans le débat électoral. Sur le terrain politique, les partis poursuivent la présentation de leurs programmes.
Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a ainsi dévoilé une plateforme axée sur la justice sociale, la préservation du pouvoir d’achat, le soutien à la jeunesse, l’innovation, l’intelligence artificielle et la transition vers une économie productive.
Cette dynamique illustre la diversité des propositions soumises au jugement des électeurs. Organisée à la veille du 64e anniversaire de l’Indépendance et de la Jeunesse, cette échéance intervient dans un contexte marqué par le renforcement des institutions nationales et l’élargissement de la représentation de la communauté nationale établie à l’étranger, dont le nombre de sièges passe de huit à douze.
Le scrutin du 2 juillet apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans l’ancrage démocratique de l’Algérie, un moment où les institutions, les partis et les citoyens sont appelés à contribuer ensemble au renforcement de l’État national et à la poursuite de son développement.

